Fréquences 3G : Free, Orange et SFR en veulent plus
Brève rédigée le 12/05/2010 à 15h39 par Stéphane Caruana
Bouygues Telecom n'est pas intéressé par les fréquences 3G résiduelles. Il est ainsi le seul à ne pas avoir répondu avant midi, mardi 11 mai, à l'appel à candidatures de l'ARCEP en vue de l'attribution, aux enchères, de ces deux blocs de 5MHz duplex dans la bande des 2,1 GHz. Free Mobile, Orange et SFR sont, pour leur part, toujours en lice.
Depuis janvier 2009, le gouvernement a pris la décision
de diviser la quatrième licence 3G en 3 lots. L'un d'eux, réservé à un nouvel entrant sur le marché de la téléphonie mobile, a été attribué à
Free Mobile à la fin de l'année 2009.
Concernant les deux lots restants, la décision a été prise qu'ils soient
vendus aux enchères avec
un montant de réserve de 120 millions d'euros par lot. Fin février,
l'appel d'offres a officiellement été lancé par l'
ARCEP.
Chaque candidat était donc invité à présenter un dossier au régulateur national, prenant en compte deux critères :
l'aspect financier d'une part et
les conditions faites à l'accueil des MVNO d'autre part. En effet, l'
ARCEP entend profiter de l'attribution de ces nouvelles fréquences, très prisées à l'heure où
les usages de l'Internet en mobilité se multiplient, pour accentuer
l'autonomie commerciale et technique accordée aux opérateurs virtuels.
En effet, ceux-ci, qui ne représentent toujours que
6,15 % des parts de marché de la téléphonie mobile en France, réclament à corps et à cri
un nouveau statut.
Au terme de cet appel d'offres, seuls
Free Mobile,
Orange et
SFR ont répondu présents,
Bouygues Telecom estimant qu'il n'avait pas l'utilité de fréquences
3G supplémentaires. L'
ARCEP a maintenant
jusqu'à la fin du mois de mai pour étudier les propositions et désigner le ou les bénéficiaires.
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