Bruxelles se penche sur l'avenir des télécoms
L'importance du numérique dans l'économie européenne n'est plus à démontrer. Néanmoins, l'Union européenne reste parfois encore en retrait par rapport aux Etats-Unis, à la Corée ou au Japon. Pour remédier à cela, Neelie Kroes (photo ci-contre) présentera mercredi un plan Internet et télécoms pour les années à venir.
Dans un rapport récent, la commissaire européenne en charge de la stratégie numérique,
Neelie Kroes, affirme que 25 % des investissements R&D des entreprises de l'Union européenne sont assurées par le domaine des TIC.
60 % des Européens utilisent Internet régulièrement et 48 % quotidiennement, ce qui correspond peu ou prou aux pourcentages relevés aux Etats-Unis. Cependant, les personnes âgées, les plus démunis et les moins éduqués utilisent moins Internet et
30 % de la population européenne ne l'a jamais utilisé.
Près d'un quart des Européens ont un abonnement à large bande fixe avec, dans 80 % des cas,
un débit supérieur à 2 Mb/s. Néanmoins, seulement 18 % de ces lignes bénéficient
d'un débit supérieur à 10 Mb/s, ce qui ne permet pas à la grande majorité d'accéder aux services les plus gourmands telle que la télévision à la demande.
L'Union européenne envisage donc d'investir dans les réseaux afin que «
d'ici à 2013, 100 % des citoyens européens aient accès à Internet haut débit de base » et dans la fibre optique pour que «
d'ici à 2020, 50% des foyers européens [puissent]
bénéficier d'un abonnement au très très haut débit (au-dessus de 100 Mgbs) ».
En outre, la Commission européenne n'abandonne pas l'idée de créer
un véritable marché unique en ligne. La dernière étude sur le sujet faisait état
d'un nombre élevé d'échecs lors d'achats transfrontaliers. «
Bien que 54 % des utilisateurs de l’Internet achètent ou vendent des biens en ligne, seuls 22 % d’entre eux le font à partir d’autres pays de l’UE », rappelle la Commission.
Ainsi, des mesures devraient être prises afin de «
compléter la directive des droits du consommateur », d' «
harmoniser les systèmes de taxation des services on line » ou encore de «
réactualiser la directive concernant l'e-commerce » et de rendre possible «
la résolution des conflits en matière de transaction on line ».
De plus, la Commission européenne, qui s'est déjà battue pour
la baisse des tarifs du roaming, pourrait poursuivre son entreprise en créant
un marché uniques des services télécoms où «
la différence de tarif entre les appels depuis l'étranger et ceux depuis son propre pays devrait tendre vers zéro ».
Enfin, des thèmes plus épineux tels que «
la gestion collective des droits en ligne au niveau européen » ou «
la création d'une mention de droit d'auteur européen » pourraient être à l'ordre du jour, malgré
l'hostilité que ces projets rencontrent de la part des ayants-droit. Enfin, concernant
la numérisation des « oeuvres de l'esprit », la Commission européenne pourrait prendre des dispositions afin de
simplifier le statut des oeuvres orphelines.
C'est donc un vaste chantier qui s'ouvre pour les TIC en Europe. Avec la présentation de ce plan Internet et télécoms,
Neelie Kroes devrait mercredi réellement s'affirmer à son nouveau poste de commissaire européenne en charge de la stratégie numérique et dégager les grands axes de son mandat.
L'Union européenne envisage donc d'investir dans les réseaux afin que « d'ici à 2013, 100 % des citoyens européens aient accès à Internet haut débit de base » et dans la fibre optique pour que « d'ici à 2020, 50% des foyers européens [puissent] bénéficier d'un abonnement au très très haut débit (au-dessus de 100 Mgbs) ».
je la trouve "gourmande", sur ce coup, mais CHICHE : pari tenu !!!!!!!!!!!!!!!
abominable - 18/05/2010 à 17h23