Fréquences 3G résiduelles : Orange et SFR ont été choisis
Brève rédigée le 19/05/2010 à 10h53 par Stéphane Caruana
Free Mobile ne bénéficera pas de fréquences 3G supplémentaires. Au terme de ventes aux enchères, ce sont finalement Orange et SFR qui remportent les deux derniers blocs de fréquences dans la bande des 2,1 GHz, pour un montant total d'un peu plus de 582 millions d'euros. Les avantages accordés aux MVNO sont néanmoins restés au stade le plus basique.
L'
ARCEP a fait son choix parmi
les trois candidats qui ont répondu à l'appel d'offres concernant
l'attribution des blocs de fréquences de 5 MHz et de 4,8 MHz restants dans la bande des 2,1 GHz.
Free Mobile, qui a obtenu
le bloc de fréquences 3G réservé à un nouvel entrant fin 2009, rentre cette fois bredouille. Ce sont en effet les offres de
SFR et d'
Orange qui ont obtenu les faveurs de l'
ARCEP, qui a fait son choix en se basant sur le critère financier (le montant de réserve était de
120 millions d'euros) et sur les conditions d'accueil faites aux
MVNO.
Ainsi,
SFR Mobile, avec un montant de
300 millions d'euros et un niveau d'engagement 1 envers les
opérateurs mobiles virtuels, a obtenu
le bloc de fréquences de 5 MHz. De son côté,
Orange Mobile, qui s'est engagé au même niveau que
SFR envers les
MVNO, s'est montré légèrement moins généreux (
282 millions d'euros) et s'est vu attribuer
le bloc de fréquences de 4,8 MHz.
Au final, l'opération rapporte
plus de 582 millions d'euros à l'Etat, auxquels il faut ajouter les
240 millions d'euros payés par
Free. Les dernières fréquences
3G disponibles ont donc rapporté
quelques 822 millions d'euros, soit plus que la vente de chacune des 3 premières licences
3G.
En ce qui concerne les avantages accordés aux
MVNO, on regrettera que les opérateurs hôtes se soient contentés d'un niveau d'engagement minimum.
Là où ils auraient pu s'engager à la fois sur
l'accueil, sur
les conditions techniques et
les conditions économiques faites aux
opérateurs mobiles virtuels, ceux-ci se sont contentés de promettre de «
faire droit aux demandes raisonnables d’accueil sur leur réseau » et de ne pas restreindre «
sans justification objective la concurrence sur le marché de gros de l’accueil des MVNO et l’autonomie commerciale des MVNO sur le marché de détail », ce qui est bien loin du statut de
« Full MVNO » tant réclamé.
On peut donc en conclure que la vente de ces fréquences résiduelles, si elle se révèle être
une bonne affaire pour l'Etat, ne permettra pas encore aux
MVNO de créer
une véritable dynamique concurrentielle au sein de la téléphonie mobile en France.
Source : DegroupNews
Orange et SFR ont encore de beaux jours devant eux pour vous "tondre".
Sauf si Bouygues et Free trouvent un accord... C'est ce que Bouygues a laissé entendre.... Comme quoi dans les télécoms il faut se méfier des retournements de situation !
castera - 19/05/2010 à 12h02
free a plus interet a investir dans la 4g plutot que de tous miser sur la 3G en attendant de deployer son reseau
epsylon999 - 19/05/2010 à 13h41