Bruxelles : un projet pour la stratégie numérique
La stratégie numérique, menée par la commissaire européenne Neelie Kroes (photo ci-contre), fait partie des sept initiatives phares du plan Europe 2020. Une centaine de mesures ont ainsi été prises pour garantir l'avenir des TIC au sein de l'Union européenne, dont 31 d'ordre législatif. Faisons un tour d'horizon en 7 points.
Durant les quinze années qui viennent de s'écouler, les technologies de l'information et de la communication (TIC) ont permis de réaliser
la moitié des gains de productivité de l'Union européenne.
Pour que la révolution numérique serve «
en premier lieu les intérêts des citoyens et des entreprises d'Europe »,
Neelie Kroes, commissaire européenne en charge de la stratégie numérique qui a succédé à
Viviane Reding, entend «
exploiter au mieux le potentiel des technologies de l'information et des communications (TIC) afin de favoriser la création d'emplois, le développement durable et l'intégration sociale ».
Pour ce faire, un ambitieux projet a été mis sur pied, qui comprend pas moins de
100 mesures, réparties dans 7 domaines. Nous l'évoquions
dès le début de la semaine, en voilà les principaux objectifs.
Tout d'abord, il est impératif de
développer les réseaux haut et très haut débit afin de parvenir à fournir un accès Internet d'au moins 30 Mb/s à 100 % de la population européenne d'ici à 2020, «
avec des connexions internet de plus de 100 Mbps pour la moitié des ménages ».
En outre, il convient de doter tous les Européens
de compétences numériques pour qu'ils puissent avoir recours aux services en ligne (commerce, administration publique, services sociaux et de santé, apprentissage et vie politique) qui connaissent un véritable essor.
La Commission européenne souhaite également stimuler
la recherche de pointe et l'innovation dans le domaine des TIC afin que celles-ci soient bénéfiques à la société et aident notamment à «
trouver des solutions permettant de réduire la consommation d'énergie, d'aider les personnes âgées, de responsabiliser les patients et d'améliorer l'accès des handicapés aux outils numériques ».
La confiance et la sécurité en ligne doivent également se retrouver au cœur du projet européen si l'on souhaite que les citoyens de l'Union européenne est recours aux outils mis à leur disposition sans crainte.
Les réactions européennes face à Google ces derniers jours démontrent d'ores et déjà l'importance accordée par Bruxelles au respect de la vie privée et à la protection des données personnelles.
De même, l'économie numérique ne peut connaître un développement pérenne sans
une amélioration de la normalisation et de l'interopérabilité. La Commission européenne s'engage donc sur ses deux sujets.
Enfin, Bruxelles garde comme objectif principal la mise au point d'
un marché en ligne unique. Selon
Neelie Kroes, «
Les Européens doivent pouvoir bénéficier des services commerciaux et des contenus culturels par-delà les frontières ». C'est pourquoi elle entend «
ouvrir l'accès au contenu en ligne légal en simplifiant l'acquittement et la gestion des droits d'auteur et l'octroi de licences transnationales ».
De plus, des mesures seront prises afin de «
faciliter les paiements et la facturation électroniques et [de]
simplifier le règlement des litiges en ligne », pour faire diminuer
le nombre d'échecs lors de transactions transnationales sur Internet.
Au final, le plan de
Neelie Kroes est résolument tourné vers un renforcement des échanges en ligne afin de permettre à l'économie numérique, important vecteur de croissance au sein de l'Union européenne, de ne pas sombrer sous le poids de la crise économique.
Source : DegroupNews
"« ouvrir l'accès au contenu Culturel en ligne légal en simplifiant l'acquittement et la gestion des droits d'auteur et l'octroi de licences transnationales ».
(en matière d'Hadopi) ne me-dites-pas qu'elle compte redéfinir :
"le Droit d'Auteur" ???
abominable - 20/05/2010 à 17h34