Troll de la semaine : Orange et le contrôle du téléchargement
Orange propose à ses abonnés Internet une option « contrôle du téléchargement » à 2 €/mois qui bloque les applications de P2P mais qui n'offre aucune garantie face aux sanctions de l'Hadopi.
Il semble que le
bridage soit un thème qui permette aisément à
Orange d'investir nos colonnes trollesques. La dernière fois, c'est
la fonction d'enregistrement sur le décodeur TV qui en faisait les frais. Aujourd'hui, il s'agit du
peer-to-peer, qu'
un service de contrôle du téléchargement facturé
2 €/mois se propose de rendre inopérant.
Alors que la
CNIL vient de donner son feu vert à la
SPPF (Société civile des Producteurs de Phonogrammes en France) «
pour procéder à des collectes automatisées d’adresses IP d’utilisateurs mettant à disposition illicitement sur les réseaux P2P des phonogrammes et/ou des vidéomusiques déclarés à son répertoire social », l'Hadopi pourrait envoyer
les premiers mails d'avertissement au cours du mois de juillet.
Néanmoins,
les logiciels de sécurisation qui auront obtenu le label de la Haute autorité, permettant ainsi aux internautes qui les installeront de prouver leur bonne foi, ne seront connus qu'à la rentrée.
Devant cette place laissée vacante,
Orange est le premier à réagir. Puisque Michel Riguidel ne rendra son rapport à l'Hadopi qu'en septembre, l'opérateur a mis sur pied
un service facturé 2 €/mois qui permet d'effectuer un contrôle du téléchargement.
Concrètement, il s'agit d'installer un logiciel sur son ordinateur qui bloque
les applications P2P, que les téléchargements soient légaux ou non. Suivant les préceptes de l'Hadopi, le contrôle du téléchargement n'a aucune emprise sur le streaming, le VPN ou encore les serveurs d'
hébergement.
En outre, le logiciel commercialisé par
Orange mais développé par
NordNet n'est pas interopérable et ne fonctionne que
sous Windows (Windows 2000, XP, Vista et Windows 7 en version 32 bits et 64 bits).
Néanmoins, les insuffisances de cette option de contrôle du téléchargement ne s'arrêtent pas là. Si
Orange surfe sur la peur d'Hadopi, il oublie de souligner que
l'installation du logiciel ne prémunit en aucun cas contre les sanctions éventuelles de la Haute autorité.
Mais le plus drôle c'est qu'après avoir payé 24 euro par an (70 euro sur 3 ans), l'utilisateur n'aura droit à aucun morceau de musique ou film contre cette argent dépensé. Et les artistes eux même n'auront aucun euro sur ces sommes versées !
Haaa, j'avais entendu que Mrs Albanel devait arrivé chez Orange à une place stratégique en support du DG. JE peut me tromper, humour noir, mais on retrouverai bien là sa marque de fabrique. Fragelation obligatoire pour tout le monde
astrodom - 12/06/2010 à 12h56
tofoo93 - 12/06/2010 à 21h57
Faille de sécurité sur le logiciel Hadopi d'Orange : des IP révélées...
http://www.numerama.com/magazine/15959_1-faille-de(...)
dumbo - 14/06/2010 à 06h09