Les opérateurs tentés par le cloud gaming
Dans leur quête de relais de croissance, les opérateurs font feu de tout bois pour augmenter la facture moyenne de leurs abonnés. Comme nous l'annoncions en début d'année, la stratégie des opérateurs va être de se transformer en fournisseurs de loisirs numériques. Orange, SFR et Free envisagent sérieusement de proposer à leurs abonnés des jeux vidéo en ligne via leurs propres plateformes. La guerre du cloud gaming ne fait que commencer.
Après la VoD, les opérateurs lorgnent très sérieusement du côté des jeux vidéo en ligne. En effet, selon l'institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe, l'industrie du jeu vidéo devrait peser
50 milliards de dollars cette année. Aujourd'hui, les boitiers TV ne sont pas que de simples récepteurs, ils servent de magnétoscope numérique et certains font déjà office de console de jeux.
C'est sur cette nouvelle fonctionnalité que les opérateurs comptent pour générer de nouveaux revenus. Jusqu'à présent,
le marché des jeux en ligne est principalement détenu par les grands éditeurs comme que Electronic Arts et par les fabricants de consoles, Sony, Microsoft et Nintendo.
Les
FAI ont très bien compris le potentiel du
cloud gaming dont le principe consiste à proposer des jeux en ligne sans console ni ordinateur. Selon Sevan Kessissian, qui travaille chez G-Cluster, une filiale de Softbank : «
Aujourd'hui, la technologie est enfin mature. Nous pouvons porter des jeux de qualité console sur n'importe quel écran, tablette, mobile ou téléviseur, car la puissance de calcul est gérée pas les serveurs de l'opérateur. » D'ailleurs, tous les acteurs du jeux vidéo et opérateurs doivent regarder de très près ce qui se fait Outre-Atlantique où, depuis 10 jours,
Onlive, une start-up californienne, propose certains des meilleurs jeux en streaming.
Après
Free qui met à disposition de ses abonnés des jeux vidéo, c'est autour d'
Orange de revoir sa stratégie avec son département jeux, Goa. En effet,
Orange envisage d'arrêter le développement de jeux sur internet et d'abandonner l'acquisition des droits audiovisuels exclusifs comme ceux du championnat de France de Football pour se consacrer exclusivement à la distribution de jeux vidéo sur sa plateforme. Quant à
SFR, il serait en train de tester
un service de jeux à la demande via la Neufbox auprès d'une centaines d'abonnés.
Ce marché possède un potentiel énorme, puisque, selon Sevan Kessissian,
les consommateurs seraient prêts à débourser entre 1 et 10 euros par mois (
l'offre Onlive se situe à 14,95 $/mois).
Ce juteux marché risque de voir s'affronter des opérateurs tentés de verrouiller leur plateformes et des créateurs tentés de faire cavalier seul, à moins qu'ils ne trouvent un terrain d'entente.
Si les opérateurs veulent vraiment tenir leurs promesses et amener toutes les dernières innovations comme la télévision en 3D ou les jeux vidéo en streaming dans les foyers, ils devront tout d'abord moderniser les réseaux et permettre l'accès au très haut
débit.
J'ai encore du 512K (60 ko/s max), et mes voisins on du bas débit (4ko/s).... Pauvre parisien qui vont avoir 100Mb, Il avait que 20méga il faut les comprendre...
marchenrip - 01/07/2010 à 22h25