Google perd son bras de fer contre la Chine
Serait-ce la fin tragique du feuilleton du chevalier Google contre la censure chinoise ? Avec l'arrivée à terme de sa licence d'exploitation en Chine, la firme de Mountain View a finalement cédé aux exigences du pouvoir chinois. La firme de Mountain View, ne redirigera plus les internautes vers sa version hongkongaise non censurée et signe le retour triomphant de la censure sur Google.
Que l'histoire était belle et quelle tragique fin. En début d'année, Google
décida de tenir tête au pouvoir chinois et de lever les systèmes de contrôle qui surveillaient les requêtes et les résultats sur le moteur de recherche. Avec cette courageuse décision, saluée dans nos contrées démocratiques, Google s'attira les foudres du gouvernement chinois.
La réaction fut rapide et violente. Immédiatement après cette décision, Google subissait
une attaque pirate sans précédent où les hackers chinois sont entrés dans le Saint des saints de Google et ont atteint les fichiers source des applications. Suite à cette attaque,
les dirigeants de Google décidèrent de fermer google.cn et de rediriger les requêtes vers la version honkongaise du site. Dès lors, la censure dictée par les autorités chinoises pouvait être contournée.
Mais voilà, comment résister à
un marché de 1,3 milliard d'habitants dont 400 millions d'internautes et laisser la place à l'autre moteur de recherche chinois
Baidu qui détient 60 % des parts de marché national ? Devant la menace des autorités de ne pas renouveler la licence qui arrive à son terme aujourd'hui, les dirigeants de Google ont fait machine arrière.
Sur le
blog officiel de Google, David Drumond, directeur juridique de l'entreprise explique que google.cn ne redirigera plus automatiquement sur google.com.hk mais qu'un lien (bloqué par les autorités) vers la version hongkongaise sera disponible. Ce retournement intervient aussi au moment où les autorités chinoises ont promulgué une loi qui oblige tous les services de cartographie à obtenir une licence pour exercer en Chine, une loi qui vise essentiellement
Google Maps qui devrait générer 72 millions de dollars en 2010.
Cette décision courageuse sur le plan moral s'apparentait à
un suicide sur le plan économique. Google, qui finalement est une jeune entreprise, a compris que l'on ne fait pas de bénéfices avec de bons sentiments et a dû se plier à la realpolitik.
L'avenir dira, si un jour, les Chinois, en côtoyant des sociétés démocratiques et ouvertes, s'ouvriront à nos valeurs, ou si l'inverse se produira.
quant à google, ils sont cons et vereux : plus on a de la tune et plus on en veut hein ? si ils ne sont pas en chine, c'est pas leur fin pour autant.
politique et tune = ingrédients qui pourrissent le monde, enfin surtout le premier.
shitakunai - 30/06/2010 à 19h41
keep - 30/06/2010 à 20h28
Bonjour,
J'ai, malheureusement, l'impression que c'est l'inverse qui se produira. Depuis l'effondrement du communisme, pour les anciens pays dit "libres", la liberté n'est plus un argument à défendre : voir les tentatives de contrôle de la presse (ingérence politique dans la reprise du Journal "Le Monde", et d'internet (loi Hadopi)
patounet1 - 01/07/2010 à 11h34