Rémy Pflimlin : le CSA et le Sénat donnent leur aval
Rémy Pflimlin vient d'entamer sa tournée des institutions qui doivent avaliser sa nomination à la tête de France Télévisions. Le CSA et le Sénat viennent de donner leur accord, il reste celui de la Commission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale.
Malgré un choix consensuel,
la nomination de Rémy Pflimlin à la tête des chaînes de télévision publique divise encore beaucoup de monde. Après avoir été auditionné par le
CSA,
les neuf sages ont voté la nomination à six voix pour et trois abstentions. «
Le collège s'est fondé sur l'expérience acquise par Rémy Pflimlin dans ses responsabilités antérieures et sur les engagements qu'il a pris devant lui pour promouvoir la qualité du service public ainsi que la modernisation du groupe », a indiqué le
CSA.
Plusieurs défis attendent le nouveau président de France Télévisions :
- Continuer le travail de son prédécesseur en matière de programmation culturelle
- Améliorer la qualité de l'information
- Faire entrer France Télévisions dans la mutation numérique
Après le
CSA, ce fût au tour des 56 membres de la Commission des affaires culturelles du Sénat d'écouter Rémy Pflimlin. Ce mode de nomination toujours autant contesté s'est traduit par un vote très partagé, vingt-deux sénateurs de la commissions se sont prononcés et deux ont voté blanc.
Quant aux sénateurs socialistes et communistes, ils ont préféré ne pas prendre part au vote afin de dénoncer ce nouveau mode de désignation.
Ce scénario risque de se répéter à l'Assemblée Nationale puisque
les députés de l'opposition ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne participeraient pas au vote de la Commission des affaire culturelles, dernière étape nécessaire pour entériner la décision de Nicolas Sarkozy.
Mesdames et Messieurs montrez donc l'exemple si vous avez été élu(e)s ce n'est pas pour vous abstenir ....
luigi.c - 13/07/2010 à 13h34
Le 13 juillet 2010 - 13 h 34, luigi.c a écrit :
Ils décident de ne pas prendre part aux votes mais après ils se plaignent de l'abstention lors des législatives et des présidentielles.
Mesdames et Messieurs montrez donc l'exemple si vous avez été élu(e)s ce n'est pas pour vous abstenir ....
On verra si un jour l'UMP doit voter le président de FT et autres à l'assemblé l'attitude de ces derniers...
perso je trouve que l'on pousse à son paroxysme le role du président, que d'erreur depuis 1997 et ça continue on va s'apercevoir avec amertume les grandes mauvaises réforme de ce napoléonien à talonnette..
tofoo93 - 13/07/2010 à 14h04
Je ne vais pas défendre "ce napoléonien à talonnette" comme tu dis, mais il est légitime, même si élu certainement en parti grâce aux socialistes qui se sont tiré dans le pattes, au lieu de ce regrouper autour de leur candidate.
Maintenant à nous lors des prochains votes de donner notre point de vue, bien que depuis le référendum sur l'Europe et la trahison de nos députés de quelque bord qu'ils soient, je me demande si voter a encore une signification pour le peuple.
En attendant ne pas voter, s'abstenir, c'est voter "pour", si on n'a pas voté on subit et on ferme sa gueule, de la part d'un élu s'abstenir est un acte contre nature, un inceste, un acte de lâcheté. (certains considèreront peut être qu'associer ces termes à élu est un pléonasme?
patounet1 - 13/07/2010 à 15h55