Les plateformes de VoD mises à contribution
Malgré leur réticence, les plateformes de VoD participeront au financement de la création audiovisuelle. Cependant, le projet de décret du Ministère de la Culture tient compte de la relative fragilité du secteur et exonère les services les moins rentables.
Au mois d'avril, le secteur de la
vidéo à la demande s'inquiétait d'un projet de décret du Ministère de la Culture et de la Communication relatif à
la contribution des plateformes de VoD au financement de la création audiovisuelle française et européenne.
Selon
Marc Tessier, président du syndicat de la VoD, le projet ministériel menaçait même de mettre à mal un secteur encore balbutiant, qui a enregistré cette année un chiffre d'affaires de
145 millions d'euros, en hausse de 77 %. Si le ministère n'a pas abandonné ses ambitions, il a cependant pris en compte les craintes des services de médias à la demande.
Ainsi, les services de SVoD, qui font payer un abonnement mensuel à leurs clients, devront contribuer à hauteur de
26 % de leurs revenus au financement de la création audiovisuelle, alors que les revenus des achats à l'acte ne seront prélevés qu'
à hauteur de 15 %.
Néanmoins, seules les plateformes enregistrant
un chiffre d'affaires d'au moins 10 millions d'euros seront sollicitées. En outre, les achats de droits audiovisuels seront intégrés aux obligations d'investissement, ce qui devrait relativement alléger la facture.
Les acteurs français de la VoD restent pourtant aux aguets. Comme le souligne
Pascal Lechevallier, directeur de
TF1 Vision : «
Les services qui ne sont pas localisés en France et qui, par conséquent, ne seront pas soumis à ces obligations auront davantage de moyens pour acheter des droits, faire du marketing ».
En outre, le projet de décret du Ministère de la Culture et de la Communication prévoit d'imposer aux plateformes de VoD et de catch-up TV
des quotas d'œuvres françaises et européennes en page d'accueil, alors qu'aujourd'hui ce sont généralement les vidéos les plus demandées qui sont mises en avant.
Le dossier est désormais dans les mains du
CSA qui a jusqu'en septembre pour auditionner les chaînes de télévision, les
FAI, les producteurs de cinéma et l'ensemble des acteurs concernés avant de rendre son avis. Les services à la demande auront-ils alors la garantie que
la croissance de leur secteur sera sauvegardée ?
Si je comprends bien, le Ministère de la Culture, n'a pas compris qu'avec internet les frontières n'existent pas (du moins actuellement) et que tous les fournisseurs de VoD, vont s'installer hors de nos frontières. Les gros vont y créer des filiales.
patounet1 - 23/07/2010 à 11h50
Heureusement il y aura des sites de VOD Anglais, Allemands, Belges, Suisses, ...
nicoge74 - 23/07/2010 à 14h11