Les acteurs des télécoms passent au vert
Le 22 juillet, le secrétariat d'Etat à l'Ecologie, le secrétariat d'Etat au numérique et la Fédération Française des Télécoms ont signé la charte d'engagement volontaire du secteur des télécoms pour le développement durable. Le but de cette convention est d'inciter les constructeurs à fabriquer des nouvelles box moins gourmandes en énergie et de favoriser le recyclage des téléphones mobiles.
Dix jours après la promulgation de la loi
Grenelle 2 encadrant les mesures pour réduire les consommations d'énergie et le contenu en carbone de la production,
Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie,
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique, et
Frank Esser, président de la Fédération Française des Télécoms, ont signé
la charte d'engagement volontaire du secteur des télécoms pour le développement durable.
Avec cette convention, les acteurs du monde des télécoms s'engagent à stabiliser la consommation d' énergie du secteur à
8,5 milliards de kilowatts-heure en 2012 et à la réduire à 7,6 en 2020. Avec le formidable essor des
box, des décodeurs TV et des smartphones, la consommation est passée de 4,6 térawatts-heure en 2005 à 6,7 Twh en 2008.
Pour parvenir à cet objectif, les opérateurs promettent de produire une nouvelle génération de décodeurs TV dotés d'un bouton marche-arrêt et de
box capables de se mettre en veille. Cependant,
le remplacement des 18 millions de boîtiers ADSL n'est pas à l'ordre du jour, en effet, le bilan écologique de leur recyclage serait négatif.
De plus, les opérateurs s'engagent aussi à fournir un effort pour
le recyclage des téléphones mobiles usagés. Depuis l'apparition des terminaux sur le marché il y a une quinzaine d'années,
Orange a attendu l'an dernier et
SFR et
Bouygues Telecom cette année, pour fournir un service de recyclage des téléphones. On estime que
10 millions de terminaux dorment dans les placards
en attente d'être recyclés et seuls 485 000 l'on été l'an dernier.
Pour favoriser ce comportement,
les opérateurs incitent financièrement leurs clients lors de la reprise des appareils et jouent aussi sur la fibre caritative en proposant de reverser une participation à des associations de protection de l'environnement (Surfrider Foundation chez Bouygues, Fondaterra chez
SFR). On peut quantifier l'importance de cette mesure avec le taux de renouvellement des téléphones :
50 millions de consommateurs changent d'appareils tous les 18 à 24 mois. En outre, on peut aussi rappeler qu'en matière de protection de l'environnement, les constructeurs d'appareils se sont mis d'accord pour produire
un chargeur universel.
Si cette mesure paraît insuffisante et semble être une goutte d'eau dans l'océan, l'objectif du gouvernement est de parvenir à
réduire de 20 % les émissions de CO2 d'ici 2020. Il faut voir le secteur des télécoms comme un moyen de contribuer à la protection de l'environnement, par exemple, de nombreux déplacements sont évités par le télétravail ou la visio-conférence et l'e-mail a fait diminuer le volume de courrier à transporter, sans parler des économies de papier (et donc d'arbres sauvés) réalisées.
Donc pour résumer :
2005 consommation généré par les produits des opérateurs télécom à 4.6
2008 Accroissement très important à 6.7 (+50%)
et pour 2012 . . . engagement des opérateurs de continuer l'augmentation très forte de consommation jusqu'à 8.5 (+100% par rapport à 2005)
YOUPI HOURRA ! ! !
C'est ce que l'on appel de l'écologie publicitaire et commercial . . . C'est çà ou peut être j'ai pas tout compris ?
astrodom - 23/07/2010 à 19h08