La loi Chatel est-elle efficace ?
Brève rédigée le 02/08/2010 à 09h42 par Stéphane Caruana
L'ARCEP s'est intéressée aux dispositions de la loi Chatel, entrée en vigueur il y a deux ans, qui devaient améliorer la fluidité des marchés des télécoms au profit des consommateurs, notamment en facilitant la résiliation des abonnements. L'avis est sans appel : peu mieux faire.
Entrée en vigueur depuis deux ans, la
loi Chatel n'avait pas que pour objectif
de faire baisser le prix des appels vers les hotlines des fournisseurs d'accès à Internet. Le texte législatif devait en effet aussi permettre aux abonnés mobiles et fixes
de changer d'opérateur plus facilement.
Néanmoins, selon l'
ARCEP, la loi n'a été que très peu appliquée par les
opérateurs mobiles qui continuent de proposer des périodes d'engagement longues à leurs clients. L'entrée de
Free Mobile sur le marché en 2012 ou les recommandations récentes de l'Autorité de la concurrence, concernant notamment
le statut des MVNO, pourraient toutefois à terme créer une dynamique concurrentielle dans la téléphonie mobile française.
Pour ce qui est de la téléphonie et de l'accès Internet haut
débit fixes, l'
autorité de régulation note que les frais de résiliation n'ont pas évolué, limitant ainsi l'impact de la loi. De plus, bien que la fluidité soit plus importante dans le fixe que dans le mobile, l'apparition d'offres quadruple play, comme
ideo de
Bouygues Telecom, le
Pack Absolu de
SFR ou l'hypothétique
Totem d'
Orange, pourrait figer le marché.
Afin que la loi Chatel soit plus efficace, l'
ARCEP soumet
quatre améliorations possibles :
- mentionner sur les factures des abonnés le montant des frais dus en cas de résiliation,
- encadrer les modalités de résiliation des abonnements avant la fin du 12ème mois,
- mentionner la procédure et le code de déverrouillage des terminaux mobiles sur les factures, à compter du 6ème mois d'utilisation du forfait,
- et enfin assimilier les « frais d'activation à perception différée » à des frais de résiliation, cette dernière mesure concernant notamment Free.
Enfin, si les opérateurs n'appliquaient pas spontanément ces quelques dispositions, le régulateur national n'exclut pas d'avoir recours à la loi pour les y contraindre. Au final, on constate que la loi Chatel n'a eu qu'
un faible impact sur la fluidité du marché des télécommunications en deux années d'existence. Les pistes d'améliorations envisagées par l'
ARCEP pourrait néanmoins pallier les lacunes du texte législatif.
Source : DegroupNews
Et après on se plaindra qu'il n'y a plus de concurrence et que toutes les offres sont pareilles...
Vince81 - 02/08/2010 à 11h38
@Vince81, on demande simplement aux FAI d'avoir un seul terme pour une même chose.
patounet1 - 02/08/2010 à 13h22
Le 02 août 2010 - 11 h 38, Vince81 a écrit :
Donc on demande à Orange d'arrêter les offres avec engagements pour mettre de frais de résiliation, on demande à frais d'arrêter les frais d'activation pour mettre des frais de résiliation ainsi tous les opérateurs se retrouvent avec des frais de résiliation.
Et après on se plaindra qu'il n'y a plus de concurrence et que toutes les offres sont pareilles...
Les frais de résiliation de free et pas frais sont prohibitifs vu que FT ne demande pas 96 euros et que les fai ne font jamais clore la ligne de toute manière free fait l'objet (encore) de diverses procédures de l'UFC sur ces sujets, l'arcep demande simplement plus de transparence dans l'opacité free d'ailleurs régulièrement sur les forums et newsgroups
steven - 02/08/2010 à 19h52
tofoo93 - 02/08/2010 à 21h45
Si un client fait la démarche de regarder ce qu'il se fait auprès de la concurrence, notamment en boutique, il se verra expliquer et proposerune résiliation anticipée par la loi chatel.
Je pense qu'obliger l'opérateur à indiquer le montant des frais de résil sur chaque facture serait une excellente avancée
Yopuza - 03/08/2010 à 14h57