Hadopi : les abonnés Orange et SFR seront des cibles faciles
A peine les premières plaintes déposées par les ayants-droit sur ses bureaux, que l'Hadopi se heurte déjà à la réticence de certains opérateurs. Dans une lettre signée par Bouygues, Free, Numericable et Orange mais pas par SFR, les opérateurs indiquent à l'autorité qu'ils factureront la procédure d'identification de l'adresse IP de l'abonné. Cependant, Orange s'engage sur un coût extrêmement bas et SFR, de son côté, le fera gratuitement.
Après l'Arjel qui se heurte aux FAI pour le filtrage des sites illégaux, c'est au tour de l'Hadopi de batailler avec eux. Dans un article à paraître demain dans le journal La Tribune, il semblerait que l'Hadopi ne se soit toujours pas mise d'accord avec les
FAI sur
les frais occasionnés par l'identification des internautes accusés de télécharger illégalement.
Pour démasquer les contrevenants, les ayants-droits doivent fournir les adresses
IP (recueillies par
l'entreprise privée TMG ) à la CPD, Commission pour la Protection des Droits, organisme chargé d'étudier les plaintes. Une fois validé, l'Hadopi demandera au
FAI de lui communiquer l'identité qui se cache derrière cette adresse. Or, les opérateurs sont en droit de facturer ce service . D'après le Conseil constitutionnel, c'est à l'Etat de prendre en charge cette dépense, ce que refuse le ministère de la Culture.
Utilisant à leur profit cette décision, les
FAI ont fait savoir à travers une lettre qu'ils ne se priveront pas de facturer cette procédure d'identification : «
nous serons amenés à facturer les pouvoirs publics pour ces opérations d'identification des adresses IP, et nous le ferons au premier jour. En effet, le Conseil constitutionnel a eu l'occasion de rappeler que le concours apporté au titre de demandes étrangères à l'exploitation des réseaux ouvrait droit à compensation ».
Entre collaboration et résistance certains FAI ont fait leur choix
Les attitudes vis à vis de l'Hadopi diffèrent selon les
FAI. La lettre envoyée au directeur de cabinet de Frédéric Mitterrand est signée par tous les opérateurs excepté
SFR. Ce dernier «
serait prêt à payer lui-même les coûts, une volonté de collaborer apparemment due à son actionnaire Vivendi, supporter déclaré de Hadopi ».
Quant à
Orange, même s'il fait partie des signataires, il a indiqué par la voix de
Christine Albanel, ex-ministre de la Culture, fervente défenseur de l'Hadopi et aujourd'hui chargée de la stratégie dans les contenus chez le
FAI, que «
le coût pour l'entreprise sera infinitésimal ».
Comme à son habitude, le vilain petit canard de l'Internet français,
Free, fait figure de résistant. Ce dernier
exigerait la somme de 8,5 euros par demande d'identification d'
adresse IP. A raison de
125 000 constats d'infraction prévus par jour et même s'il n'y a que
Free qui facture la demande de délation, cela risque de freiner les ardeurs de l'Hadopi. Si
Free tient bon, les Rodolphe en puissance peuvent dormir tranquillement.
exact
http://www.freenews.fr/spip.php?article7906
les abonnés ayant bonne mémoire se souviendront que lors de laffaire Call of Juarez/Techland, en 2007, Free avait décidé de communiquer sur demande les informations personnelles des abonnés soupçonnés de piratage. Cela avait alors fait grand bruit car aucun autre FAI sollicité par léditeur du jeu vidéo, navait accepté de communiquer de telles données
Sur cette affaire très simple d'hadopi, le fai free a décidé de gagner sur les 2 tableaux : il va être payer très cher pour économiser de la bande passante donc diminuer ses frais
(se faire payer vous appelez cela de la résistance il y a bien des gens qui doivent se retourner dans leur tombe)
steven - 12/08/2010 à 12h21
Et pour les fan de la gueguerre entre ces grandes causes que sont les FAI, je suis client chez Free depuis des années, parce que j'y trouve mon compte, tout comme eux ;-)
ZiDioude - 12/08/2010 à 12h49
Donc à l'heure actuelle toute info sur le soi-disant courage de certains fai c'est du pipeau ou plutôt de l'intox
steven - 13/08/2010 à 10h36
Le 13 août 2010 - 10 h 36, steven a écrit :
La Hadopi et les fournisseurs d'accès à Internet n'ont toujours pas trouvé d'accord sur les coûts engendrés par l'identification des personnes téléchargeant illégalement du contenu sur le Net, a indiqué jeudi après-midi le ministère de la Culture, confirmant une information du quotidien économique La Tribune.
Donc à l'heure actuelle toute info sur le soi-disant courage de certains fai c'est du pipeau ou plutôt de l'intox
Les deux informations ne sont pas incompatibles. Les FAI ont envoyé un courrier en précisant de quel montant ils souhaitaient être indemnisés car, en effet, aucun accord n'a encore été trouvé avec l'Hadopi. Le Ministère de la Culture confirme d'ailleurs l'info sans réfuter l'existence de cette lettre.
stephaneC - 13/08/2010 à 11h37