La neutralité du net malmenée par le gouvernement
Alors que le filtrage des sites de paris en ligne non-accrédités vient d'être mis en place chez Bouygues Telecom, le gouvernement a remis aux parlementaires un rapport abordant la notion de neutralité des réseaux.
En février dernier,
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat en charge de l'économie numérique, avait installé
un comité de six experts bénévoles afin de faire naître
un débat autour de la neutralité du net. Elle avait par ailleurs lancé en avril
une consultation publique sur la question.
Dans le même temps, l'
ARCEP s'était également saisie du sujet en organisant
un colloque international et en lançant
une consultation sur la neutralité du net.
Il faut dire qu'avec les débats autour de l'
Hadopi, de la
Loppsi 2 ou encore de
la légalisation des sites de jeux d'argent en ligne, la question du filtrage des contenus sur Internet n'a jamais été autant d'actualité en France.
Prévu pour fin juin, le rapport du gouvernement sur la neutralité du net n'a finalement été remis aux parlementaires qu'à la fin du mois de juillet. A en croire le site
Ecrans de
Libération, qui en publie des extraits, le document prendrait quelques libertés avec la notion de neutralité à laquelle il préférerait l'idée d'un «
Internet ouvert ».
Tout d'abord, le texte reprend à son compte
la hiérarchisation du trafic, que
les risques de congestion des réseaux rendraient inévitable. Il est ainsi considéré que «
la préservation d’un Internet ouvert n’interdit pas la mise en place de mesures techniques, notamment de gestion de trafic » bien qu'il soit rappelé que «
les interventions des acteurs techniques [...] [doivent]
répondre à des objectifs légitimes, rester aussi limités que possible et être appliqués de façon transparente et non discriminatoire (principe de neutralité) ».
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