Vodafone envisagerait-il de séparer de SFR ?
Vodafone a annoncé jeudi qu'il procède actuellement à une réorganisation qui prévoit de séparer la gestion de ses part minoritaires détenues dans des opérateurs du monde entier de ses autres activités. En plaçant ses participations dans Verizon Wireless, Polkomtel, Bharti et SFR sous le contrôle direct de ses dirigeants, l'opérateur britanique se prépare-t-il à se séparer de SFR ?
Vodafone a annoncé hier qu'il était en pleine restructuration, officiellement afin d'optimiser son activité et de simplifier son organisation. Cependant, les mesures prises semblent indiquer que l'opérateur britannique,
premier opérateur mondial en chiffre d'affaires, se préparerait à se délester de certaines participations détenues dans des opérateurs du monde entier.
La réorganisation porte sur deux aspects. D'abord l'opérateur va
réduire ses régions opérationnelles de trois à deux regroupant ses activités autour de deux zones géographiques : la zone Europe et la zone Afrique, Moyen-Orient, Asie-Pacifique. Parrallèlement, il va séparer de ces deux branches opérationnelles les parts minoritaires détenues dans des opérateurs du monde entier.
Ainsi en plaçant sous l'autorité du PDG, du directeur financier et du responsable des développements stratégiques les participations dans l'américain
Verizon Wireless, le polonais
Polkomtel, l'indien
Bharti et le français
SFR, Vodafone met tout en place pour vendre ses actions. De plus cette rumeur se voit confortée par la vente de sa participation de 3,2 % dans l'opérateur chinois China Mobile pour 6,5 milliards de dollars, soit une plus-value de 3,2 milliards de dollars en 10 ans.
Selon certains analystes, Vodafone céderait sa participation de près de 25% dans Polkomtel et ses 44% dans
SFR, dont l'actionnaire majoritaire est Vivendi. En revanche, la cession de ses parts dans Verizon Wireless et Bharti n'est pas à l'ordre jour.
Concernant
SFR, Vivendi n'a jamais caché
sa volonté d'acquérir les 44 % restants. Au mois de juin, le groupe de télécommunications et de divertissement annonçait qu'il était prêt à débourser jusqu'à 12 milliards d'euros.
Un prix qui risque d'être revu à la hausse au regard
des excellents résultats du groupe lors du premier semestre 2010.
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