Prixtel envisagerait de lancer sa propre box
Prixtel a le vent en poupe. L'opérateur virtuel aixois vient de publier des chiffres très prometteurs. Au troisième trimestre, il a, à lui seul, capté 25 % de la croissance de tous les MVNO. Porté par une forte demande et un fort potentiel, Prixtel envisage de se lancer dans l'activité de FAI en lançant d'ici la fin de l'année ou début 2011 sa propre box et une offre quadruple play.
Un
MVNO peut-il devenir un
FAI ?
Prixtel semble se diriger dans cette direction. Créé en 2004 par David Charles, ce jeune
MVNO s'est très vite affirmé parmi les
opérateurs virtuels en affichant une santé insolente. Cette année, il a doublé son nombre d'abonnés et a même conquis
le quart des nouveaux clients MNVO au troisième trimestre soit 12 000 sur 52 300. Des résultats largement au-dessus de la moyenne puisque
la progression des MVNO est de 20 % pour l'année 2010 et que les opérateurs virtuels représentent 6,34 % du parc métropolitain.
Fort de ses 110 000 clients, l'opérateur low-cost envisage de diversifier ses activités.
Après avoir été le premier opérateur à commercialiser l'iPad, il veut être le premier
MVNO à se transformer en
fournisseur d'accès Internet en lançant sa propre
box . «
Nos clients nous demandent d'aller dans l'Internet fixe pour leur faire bénéficier de nos tarifs. Des négociations sont en cours et nous devrions nous lancer à la fin de l'année ou au début 2011. » a déclaré Anthony Perac, le directeur de la société.
Prixtel se servirait des infrastructures de Completel, d'
Orange ou de
SFR. En outre, le
MVNO aixois songe à commercialiser
une offre quadruple play estimant qu'un marché de niche existe.
Prixtel est une entreprise de
15 salariés basée à Aix-en-Provence, elle a réalisé un chiffre d'affaires de 17 millions d'euros en 2009 qui devrait atteindre cette année les 45 ou
50 millions d'euros. Ce
MVNO alterne entre différents réseaux et doit son succès à
des tarifs très compétitifs comme le forfait sans engagement Chrono.
Pour réussir son pari audacieux, David Charles (photo ci-contre) mise sur
une politique commerciale essentiellement basée sur la vente en ligne : «
En Allemagne, 25 % des forfaits sont signés sur Internet, contre seulement 4 % en France. Il y a un potentiel formidable. » expliquait-il, il y un an. Au vu des résultats, ce modèle économique semble être payant.
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