Amazon lâche Wikileaks
WikiLeaks ne ferait pas l'unanimité parmi ses soutiens. Le site de vente en ligne Amazon a annoncé qu'il n'hébergera plus le site de Julian Assange qui avait trouvé refuge dans son nuage afin de mieux résister à des attaques par déni de service.
Le travail de sape de l'administration américaine commence à produire ses premiers effets. Moins d'une semaine après
la publication des 250 000 notes diplomatiques américaines par WikiLeaks, le
site web de l'organisation est lâché par un allié de poids.
Le géant de la distribution américaine
Amazon a cessé d'héberger le site de Julian Assange. En effet, pour se protéger des
cyber attaques par déni de service (
denial service attack ou DoS), procédé qui consiste à noyer un site sous les requêtes et à empêcher les utilisateurs légitimes d'y accéder, une partie de WikiLeaks avait été placée dans le nuage d'Amazon.
Pression politique de la commission sénatoriale de sécurité intérieure dirigée par
Joe Lieberman (ex-candidat démocrate à la vice-présidence des Etats-Unis avec Al Gore en 2000), désaccord avec la ligne de conduite de WikiLeaks ou
stratégie commerciale ? La décision de l'entreprise de Jeff Bezos a entrainé
la disparition du site dans certaines parties du monde, provoquant l'ire du site qui a déclaré sur Twitter : «
Si Amazon est à ce point mal à l'aise avec le premier amendement (de la Constitution qui défend la liberté d'expression), il devrait se retirer de la vente de livres ».
L'Europe terre d'asile pour WikiLeaks
T
outefois, WikiLeaks dispose de ressources et d'autres soutiens dans le monde puisqu'une partie est hébergée en France. D'ailleurs un autre
tweet du site stipulait «
Serveurs Wikilieaks expulsés d'Amazon. Liberté de parole au pays de la liberté – Très bien, nos dollars son désormais dépensés pour employer des personnes en Europe ».
L'administration Obama veut couper la «
tête du serpent » mais il semblerait qu'elle soit tombée sur Phénix.
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