La fibre optique testée en zone rurale
Dans le cadre du programme national « Très Haut Débit », le gouvernement a retenu le projet pilote d'Aumont-Aubrac en Lozère. Mis en oeuvre par Altitude Infrastructure, un opérateur spécialisé dans le développement de réseaux de télécommunications alternatifs, ce projet a pour but de démontrer la faisabilité technique et économique d'un déploiement de la fibre optique en zone rurale.
La France a-t-elle décidé de
rattraper son retard dans le très haut débit ? En développant la fibre optique dans nos campagnes à commencer par la Lozère, une première étape vient d'être franchie. Dans le cadre du
programme national « Très Haut Débit »,
le gouvernement a retenu le projet pilote proposé par Altitude Infrastructure, un opérateur qui développe des réseaux de télécommunications alternatifs.
Ce projet qui prévoit de raccorder en fibre optique
le village d'Aumont-Aubrac en Lozère a pour but de démontrer la faisabilité technique et économique du
FTTH en zone rurale à partir d'une infrastructure existante. Pour raccorder l'ensemble des foyers, Altitude Infrastructure prévoit de déployer
11 km de fibre et 532 prises FTTH en 5 mois.
A travers ce projet, l'opérateur pourra montrer toutes les solutions innovantes mises en œuvre pour répondre aux problèmes du déploiement du très haut
débit en zones rurales comme les micro tranchées, l'aérien sur appuis existants, la réutilisation des
fourreaux et
une architecture flexible en cohérence avec les RIP (Réseau d'Initiative Publique), des réseaux physiques construits par les différentes collectivités territoriales.
De plus, Altitude Infrastructure souhaite proposer un catalogue de services permettant de valider le modèle économique basé sur des offres passives et activées. Enfin, ce projet permettra de tester
la compatibilité entre opérateurs d'infrastructures et FAI et d'évaluer la reproductivité de ce modèle sur d'autres territoires. Alors que seulement
420 000 abonnés sont raccordés en THD, la réussite de ce projet permettra certainement d'accélérer le déploiement de la fibre optique et de réduire la fracture numérique.
Source : DegroupNews
danlover - 13/12/2010 à 14h38
espérons que leur essai réussisse !
(on croise les doigts, il y "que ça" qui peut venir "au secours" des
campagnes, sinon ...)
abominable - 13/12/2010 à 14h57
Mais a mon avis, dans les campagnes, il ne faut pas attendre que "quelqu'un" vienne: Il faut monter des associations de riverains, en parler au maire, et poser des fibres sur les poteaux existants, dans les conduites qui appartiennent à la mairie, en micro-tranchée ou en fond de jardin (accroché le long des clôtures),.... quitte a commencer avec des ponts Wifi pour la collecte, en attendant mieux !
Le matériel existe, les projets aussi.
Cherchez par exemple (non exhaustif):
- fibtic pour les idées sur la façon de faire,
- Le blog de Jean Michel Billaut pour un projet qui se lance,
Le problème c'est que les "grands" politiques actuels n'ont pas les moyens de leurs ambitions : Ils ne savent faire qu'une chose, c'est déléguer au privé avec plein de subventions, sans jamais contrôler ni vérifier les travaux : Forcément, dans ces conditions, que ça n'avance pas, ou que ça fini en monopole....
A mon sens la seule chose à faire c'est de fabriquer l'infra nous-même, comme après la guerre, et de les mettre devant le fait accompli.
obcd - 13/12/2010 à 18h16
Mais a mon avis, dans les campagnes, il ne faut pas attendre que "quelqu'un" vienne: Il faut monter des associations de riverains, en parler au maire, et poser des fibres sur les poteaux existants, dans les conduites qui appartiennent à la mairie, en micro-tranchée ou en fond de jardin (accroché le long des clôtures),.... quitte a commencer avec des ponts Wifi pour la collecte, en attendant mieux !
Sinon on peut toujours essayer de raisonner et de faire changer la pensée collective au niveau national.
Dérouler sa fibre de manière anarchique sur des poteaux est à peu près équivalent que de ne rien faire (ou pire : attendre qu'un opérateur vienne faire le travail).
Personne ne semble s'inquiéter des normes d'ingénierie ou de tout ce qui tourne autour de la maintenance de
cesce réseau mais on peut être sûr que tout le monde viendra se plaindre quand on ne saura plus à qui s'adresser pour venir réparer.Les mairies n'en veulent pas, les départements souhaitent imposer leur minable véto et l'Etat démissionne. Au milieu, une poignée de boites privées veulent faire du beurre sur une question cruciale d'aménagement du territoire.
Comment peut-on être d'accord avec ça?
fanfouer - 14/12/2010 à 09h50
Cest ce que jai essayé de faire à ma façon en Lozère justement ...il y a dix ans !
Je préconisais dés cette époque la fibre optique et tout le monde me traitait de fou !
Heureusement que javais en viatique cette pensée de Schopenhauer « toute idée innovante chemine en 3 étapes :1-elle est ridiculisée 2-elle subit une forte opposition 3- cest une évidence pour tout le monde ! » . Alors en Lozère continuons notre folie ! cest tout ce que ne « nous » souhaite car sagissant du département symbole de la ruralité (toute la Lozère rentrerait dans le stade de France et il resterait de la place !) un succès dans ce département aurait une valeur dexemple inestimable
Pierre Ygrié
Webs du Gévaudan
http://websdugevaudan.wordpress.com/
gevaudan - 14/12/2010 à 14h29