Stéphane Richard s'en prend à Free Mobile
Stéphane Richard était l'invité du « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI ». Parmi les sujets évoqués, le directeur général d'Orange a dénoncé la pression fiscale sur les opérateurs de télécommunications, la concurrence de Google et n'a pas caché son irritation face à l'arrivée de Free Mobile.
Dix mois après son arrivée à la tête de France Télécom, Stéphane Richard était l'invité hier de l'émission de radio le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Durant une heure, le directeur général en a profité pour
dénoncer la pression fiscale qui s'exerce sur les opérateurs depuis 2008, la concurrence de Google et du futur opérateur de téléphonie mobile :
Free Mobile.
Même si face à Christine Lagarde il n'a pas voulu jouer au patron qui s'alarme devant hausses d'impôts, le directeur d'
Orange a tout même déclaré que les opérateurs de télécoms ont tendance à être pris pour «
les vaches à lait de l'Etat », rappelant que depuis 2008,
quatre nouvelles taxes dont
la toute dernière sur le triple play se sont abattues sur
France Télécom, ce qui représente
1 milliard d'euros. Ainsi, il voit une contradiction entre la volonté gouvernementale de vouloir maintenir la France dans le peloton de tête des technologies réseaux et la taxation massive du fleuron de cette industrie.
En outre, il a vivement critiqué
le régime de faveur dont bénéficie le câble, en dénonçant un «
certain flou sur le traitement fiscal du câble » et trouve choquant que les opérateurs
ADSL soient soumis à une TVA à 19,6 % sur le
triple play alors que le
câble bénéficie toujours d'une TVA réduite. Pour finir, il attiré l'attention sur le régime fiscal de Google qui «
pratique l'optimisation fiscale géographique de façon systématique ».
Le géant américain génèrerait 1 milliard d'euros de revenus publicitaires non soumis à la fiscalité française . Mais c'est surtout sur son futur concurrent que Stéphane Richard s'est longtemps exprimé.
Même s'il espère que l'arrivée de
Free dans la téléphonie mobile soit bénéfique pour le consommateur, il pense que le risque de déception est grand. Contrairement à l'entrée de
Bouygues Telecom en 1995, le quatrième opérateur arrivera sur un marché complètement équipé voire saturé. Ainsi la seule option de développement pour
Free sera de «
piquer les clients des autres [...]
en cassant les prix » et pour le «
contrer », Stéphane Richard a annoncé qu'il s'appuierait sur ses
100 000 employés, ses
25 000 techniciens et
un réseau 3G qui couvre 95 % de la population là ou
Free ne dispose que de 4 000 personnes et d'une couverture de 25 %.
En outre, il n'oublie pas de rappeler qu'
Orange possède un réseau de
1200 boutiques en France alors que
Free ne possède qu'un point de vente. Par ailleurs, il a évoqué ce qui serait la pierre angulaire de la réussite de
Free Mobile, à savoir
l'itinérance, c'est à dire
les accords passés entre le nouveau venu et les autres opérateurs pour l'utilisation des différents réseaux par les abonnés. Sur ce point, il a juste dit que des discussions étaient en cours. Enfin, pour lui,
Free n'apportera rien de plus en matière de couverture et pour les budgets les plus modestes,
Free ne permettra pas l'arrivée d'un tarif social.
Il se peut que lors de
la conférence que donnera Xavier Niel demain, Stéphane Richard sache à quoi s'en tenir avec son futur concurrent.
niklic - 13/12/2010 à 19h30
Je comprends mieux pourquoi ma facture de mobile atteint des sommets !
Vivment FREE Mobile (même avec 1 boutique et 4 000 personnes).
castera - 13/12/2010 à 21h32
Fini les 10 euros par ligne ADSL qui tombent tous les mois sans rien faire, de tous les clients ADSL de France...
Après il sera trop tard pour pleurer monsieur Richard!
D'ailleurs si il ne se dépêche pas d'installer la fibre optique, c'est lui, monsieur Richard, qui devra payer 10 euros par mois, ou plus, pour louer la fibre optique que les autres FAI auront installé.
dumbo - 14/12/2010 à 05h43
billfouine - 14/12/2010 à 09h12
danlover - 14/12/2010 à 09h32