France Télévisions investit tous les supports mobiles
Arrivé à la direction de France Télévisions au mois d'août dernier, Rémy Pflimlin s'est exprimé dans le journal Les Echos sur les différentes actions qu'il entend mener en faveur du groupe audiovisuel public, notamment en matière de numérique où il envisage de consacrer 50 millions d'euros pour faire exister les chaînes du service public sur les nouveaux supports mobiles.
Quatre mois après son arrivée à la tête du groupe audiovisuel public, Rémy Pflimlin s'est exprimé dans le journal Les Echos sur les différents axes qu'il entend suivre pour mener à bien son projet pour France télévisions.
Pour s'attaquer aux défis que devra relever France Télévisions, Rémy Pflimlin a expliqué que la fusion des 40 sociétés en une entreprise commune devrait être achevée en janvier 2011. Après avoir rappelé que la mission de service public était la priorité de son groupe, il a donné sa vision des chaînes publiques. Son objectif est de
développer des identités fortes et spécifiques afin de toucher le plus large public possible.
Pour France 2, le but est de
rajeunir la chaîne en baissant l'âge moyen du téléspectateur actuellement de 55 ans à 40 ans en investissant dans les magazines et le divertissement.
France 4, décrite comme la chaîne de l'innovation et des nouveaux formats, bénéficiera d'une augmentation de son budget de 13 % . Enfin concernant France 3, Rémy Pflimlin estime qu'elle doit être plus tournée vers l'Europe.
De plus, à l'heure de
la multiplication des chaînes de la TNT et des supports pour regarder la télévision, Rémy Pflimlin n'envisage pas de supprimer de chaîne «
il n'y pas de chaîne de trop [...]
on est dans l'ère de la profusion […]
le service public doit être une référence dans un monde de l'hyperchoix ».
Pour lui,
le numérique doit être au cœur de la stratégie du groupe. Les chaînes de France Télévisions doivent être présentes sur tous les supports, comme les téléphones mobiles, les tablettes (une application pour
iPad est en préparation) et sur Internet notamment grâce à
Pluzz, le site de
vidéo à la demande lancé cette année. Pour assurer cette présence,
le groupe investira 50 millions d'euros soit un budget en hausse de 40 %. Par ailleurs, Rémy Pflimlin est aussi conscient de l'enjeu que représente
la télévision connectée et du risque de voir les programmes du service public commercialisés par d'autres plateformes.
Pour parvenir à tous ces objectifs, le président du groupe rappelle que pour la première fois depuis 2008,
le budget 2011 a été voté à l'équilibre et qu'il entend développer les revenus sur Internet. En outre, avec le passage au tout-numérique les coûts de diffusion devraient baisser, ce qui pourrait faciliter la montée en puissance de la haute définition.
micaub - 23/12/2010 à 01h21