Appels illimités vers les mobiles : les limites de Free et de SFR
Si l'introduction des appels illimités vers les mobiles depuis le fixe, initiée par la Freebox Révolution, constitue une des dernières avancées majeures au sein des offres triple play, les consommateurs devront néanmoins se montrer vigilants et apprendre à lire entre les lignes. Explications d'après l'enquête de l'UFC-Que Choisir.
On connaît la bataille menée par l'UFC-Que Choisir
contre l'emploi abusif du terme « illimité » par les
FAI. Jusqu'à présent, il s'agissait essentiellement de dénoncer l'appellation « Internet illimité » des offres mobiles
3G.
Mais avec l'arrivée de la
Freebox Révolution sur le marché, et le lancement
des appels illimités vers les mobiles depuis un téléphone fixe, la donne a changé.
En effet, à la suite de
Free,
SFR a également annoncé qu'il serait possible, dès le 18 janvier,
d'appeler les mobiles en illimité depuis la
neufbox.
L'association de consommateurs UFC-Que Choisir s'est néanmoins penchée sur ces nouveaux services. Comme l'on pouvait s'y attendre, dans les deux cas,
l'illimité connaît des limites.
Ainsi, chez
SFR, il n'est pas possible d'appeler plus de
250 destinataires par mois et la durée de chaque appel ne peut excéder les
3 heures. Bien qu'on ne puisse pas à proprement parler d'illimité, l'UFC-Que Choisir estime toutefois que les limitations fixées par l'opérateur au carré rouge sont «
raisonnables ».
Concernant
Free, le ton de l'association est sensiblement différent. En effet, le trublion du net se distingue à nouveau de ses concurrents par
le manque de clarté de sa brochure tarifaire. Le
FAI, qui a l'élégance de ne pas utiliser le terme « illimité » pour désigner son offre d'appels vers les mobiles, évoque un «
usage raisonnable », sans donner de définition précise.
Au lieu de cela,
Free renvoie ses abonnés à
l'Observatoire trimestriel de l'ARCEP. Or, selon l'UFC-Que Choisir, cette disposition serait contraire au Code de la consommation qui stipule que «
les clauses des contrats proposés par les professionnels aux consommateurs ou aux non-professionnels doivent être présentées et rédigées de façon claire et compréhensible », ce qui n'est pas le cas dans le document d'une quarantaine de pages publié par l'
ARCEP.
Obligée d'extrapoler à partir de la dernière publication de l'
autorité de régulation, l'UFC-Que Choisir constate que l'usage raisonnable évoqué par
Free pourrait être compris
entre 17 min et 5h03 ! L'association, qui ne parvient pas à obtenir d'éclaircissement de la part du
FAI, promet qu'elle se montrera vigilante lors de l'arrivée des premières factures.
Source : DegroupNews
tofoo93 - 19/01/2011 à 15h48
Je pense que Free a intérêt a clarifier rapidemment avant que l'article UFC ne sème le doute.
patrick.c - 19/01/2011 à 16h10
Je suis sur qu'un juge serait à même d'éclaircir ce sujet.
steven - 19/01/2011 à 17h03
- pas de téléphone baby-sitter (en connexion toute la soirée),
- pas d'usage de type boutique télécom
jj35 - 19/01/2011 à 18h09
Le 19 janvier 2011 - 15 h 48, tofoo93 a écrit :
UFC n'ont donc aucune limite...
Non aucune et c'est tres bien comme ca
de nos jours ou on est transparents et c'est bien
ou on ne l'est pas et c'est mal
tous le monde a tapé sur FT pendant des annees et Free maintenant apprend qu'on ne peux pas laisser le doute chez le consommateurs
cqfd
epsylon999 - 19/01/2011 à 21h48