27,3 millions de cyberacheteurs en France en 2010
La crise semble désormais derrière le commerce électronique. Selon les chiffres de la Fevad, le secteur a enregistré une progression de 24 % de son chiffre d'affaires en 2010, avec un pic important à l'occasion des fêtes de fin d'année. Les prévisions pour 2011 et 2012 tournent autour de 20 % de croissance par an.
En 2010,
297 millions de transactions liées à l'e-commerce ont été réalisés sur les sites français, pour un montant moyen de 91 €. Avec un total de
27,3 millions de cyberacheteurs (en progression de 3 millions par rapport à 2009), cela représente en moyenne
12 transactions par acheteur sur l'année, pour un chiffre d'affaires global de
31 milliards d'euros (+ 24 % en un an).
La période des fêtes de fin a été particulièrement prolifique puisque qu'une hausse de 24 % du chiffre d'affaires a été enregistrée par rapport à 2009. Ainsi, on estime que
3 internautes sur 4 ont utilisé Internet pour trouver un cadeau et que
2 sur 3 ont acheté au moins un cadeau en ligne, principalement via un ordinateur mais également via un smartphone pour 16 % d'entre eux et via une tablette pour 6 %.
Alors que la Commission européenne s'inquiétait en 2009
du taux d'échec des achats en ligne transfrontaliers, il semble que sur le plan national, 2010 ait été l'année du renouveau.
Néanmoins, cette bonne santé globale du secteur de l'e-commerce recouvre des réalités diverses. Ainsi, avec une progression de son chiffre d'affaires de 20 % en un an, l'
e-tourisme mène la danse, suivi par
les sites destinés aux professionnels (BtoB) dont le CA croît de 15 %.
En revanche, les sites marchands grand public tel que
la Redoute,
Carrefour,
la Fnac ou encore
Cdiscount n'enregistrent une hausse que de 11 %.
Cela n'empêche cependant pas la confiance de s'être installée dans le secteur, puisque la Fevad estime que le chiffre d'affaires du e-commerce progressera
de 22 % en 2011 et de 20 % en 2012 pour atteindre les
45 milliards d'euros. Encore faut-il que ces belles espérances ne soient pas mises à mal par
les taxes diverses qui pourraient prochainement s'abattre sur les sites Internet.
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