Les téléphones mobiles ont un impact sur le cerveau
Voilà une étude qui devrait relancer le débat autour de la nocivité des ondes électromagnétiques, sans néanmoins permettre de trancher la question : des chercheurs américains ont mis à jour que l'utilisation du téléphone mobile entraîne bien des modifications du cerveau, mais ils sont incapables de dire pour l'instant si ces modifications ont une incidence clinique.
Avec
l'augmentation de l'utilisation des téléphones mobiles – il y avait
plus de 64 millions de cartes SIM en circulation en France au 4ème trimestre 2010 – la phobie autour des ondes électromagnétiques n'a jamais été aussi vive.
Néanmoins, avec la victoire judiciaire de
Bouygues Telecom dans l'affaire de l'antenne de l'école Gerson à Lyon ou avec
la récente publication des niveaux d'exposition aux ondes, les électro-sensibles peuvent avoir l'impression de ne pas être pris au sérieux par les pouvoirs publics.
L'étude qu'ont réalisé en 2009 des chercheurs américains et qui vient d'être publiée par
The Journal of American Medical Association devrait leur permettre d'utiliser de nouveaux arguments pour défendre leur point de vue.
En effet, selon les résultats de cette enquête,
l'exposition du cerveau à un téléphone mobile entraînerait une surproduction de glucose dans la zone du cerveau la plus proche de l'antenne. Cependant, pour le moment, rien ne prouve que cette incidence a
des effets sur la santé des individus.
Au final, cette étude n'enseigne rien de renversant, puisqu'il existe
un véritable consensus autour de la dangerosité de l'utilisation des téléphones mobiles, qui a d'ailleurs conduit les autorités françaises
à les interdire dans l'enceinte des établissements scolaires. La question
des éventuels effets néfastes des ondes émises par les antenne-relais reste quant à elle sans réponse.
Il n'y a aucun commentaire.