Situation tendue autour d'Orange Tunisie
Les télécoms en Tunisie font partie des secteurs qui étaient verrouillés par le clan Ben Ali du temps de la dictature. Ainsi, France Télécom s'était allié à Marwan Mabrouk afin de lancer sa filiale Orange Tunisie. Aujourd'hui, les avoirs du gendre de Ben Ali sont gelés et sa participation de 51 % dans l'opérateur est désormais aux mains du gouvernement.
Suite à un appel d'offres international,
France Télécom a obtenu en 2009
le droit d'exploiter une licence fixe et une licence 3G en Tunisie. Ne pouvant pas légalement être majoritaire de la filiale tunisienne avant 2014, l'opérateur français s'est allié à
Marwan Mabrouk, gendre de
Ben Ali, pour lancer
Orange Tunisie.
L'homme d'affaires tunisien, dont les avoirs ont été gelés depuis la chute du dictateur, détenait
51 % de l'entreprise. Or, ceux-ci sont désormais aux mains du gouvernement de transition, qui est libre de les conserver ou de les vendre.
Or, ces liens étroits entre
France Télécom et un proche de Ben Ali, dont le système reposait sur une corruption quasi généralisée, font peser de lourds soupçons sur
la redevance de 130 000 euros qui a permis à Orange de s'implanter au Maghreb.
Owni et
Mediapart laissent d'ailleurs entendre que
France Télécom aurait directement injecté de l'argent dans la société de Marwan Mabrouk.
Néanmoins,
Stéphane Richard,
l'actuel PDG de l'opérateur français qui n'était pas en poste à l'époque, assure que l'argent a été versé à l'Etat tunisien et non pas à la famille Ben Ali.
Il n'y a aucun commentaire.