iPhone : un espion dans la poche
Qu'est-ce qu'Apple a derrière la tête en permettant aux iPhone et iPad 3G de conserver des indications de géolocalisation pendant près d'un an ? Deux chercheurs ont en effet mis au point un logiciel qui permet d'accéder à ces informations et de les cartographier.
La nouvelle a de quoi faire bondir les CNIL du monde entier. Selon
Pete Warden et
Alasdair Allan, deux chercheurs britanniques, l'
iOS 4 qui équipe les
iPhone et les
iPad depuis juin 2010 enregistre
des données de géolocalisation grâce à un procédé de triangulation des antennes-relais, permettant ainsi de reconstituer les déplacements des utilisateurs des terminaux mobiles.
Ces informations sensibles ne semblent pas être transmises à un tiers pour le moment mais sont conservées sur le smartphone ou la tablette tactile et transférées sur l'ordinateur des utilisateurs au moment de la synchronisation des appareils.
Contrairement à des applications comme
« Places » de Facebook ou
Google Latitude, cette collecte de données ne peut pas être désactivée. En outre,
les informations seraient très facilement décodables.
Pete Warden et
Alasdair Allan proposent ainsi au téléchargement une application, intitulée
iPhone Tracker, qui permet de transcrire ces données de géolocalisation sur le service de cartographie de
Google.
Oxford to Cambridge and then London from Alasdair Allan on Vimeo.
Il paraît vraisemblable que cette fonctionnalité ait été mise au point par
Apple en vue
d'un futur développement autour de la publicité localisée. Cependant, la conservation de telles données sans grande protection pose de sérieuses questions quant
au respect de la vie privée. Il suffit en effet de s'emparer du téléphone, de la tablette ou de l'ordinateur de l'utilisateur d'un terminal mobile
Apple pour reconstituer la totalité de ces déplacements sur une période de près d'un an.
Pour l'instant, les deux chercheurs affirment qu'ils n'ont pas trouvé de fonctionnalités analogues sur les smartphones équipés d'autres systèmes d'exploitation mobiles.
- C'est écrit noir sur blanc dans le contrat de l'iPhone... Cette fonctionnalité a même été examinée (et çà avait soulevé des questions justement), par le congrès américain (en septembre ou octobre 2010 si je me rappelle bien). Il n'y a donc pas d'espion, ni de mouchard, puisque c'est indiqué clairement. Bref, ces deux "chercheurs" n'ont pas eu trop de mal à "trouver".
- Les autres smartphones (les googlephones en 1er) font la même chose... Les 2 "chercheurs" n'ont pas du chercher bien loin.
- La seule vraie affaire ici, est qu'Apple ait laissé sortir les infos du téléphone "en clair", permettant à toute personne capable de lire une base de donnée SQLLite de les récupérer.
Hurrican - 21/04/2011 à 16h58
sinon en meme temps moi ce qui ce passe sur le sol américain regarde... les américains si le congrès n'à trouver rien a redire tant mieux ou pas mais jusquà preuve du contraire on a des règles de confidentialité et une notion assez différente de part et d'autres du pacifique...
je suis plutot ravi de voir que le problème soit soulevé et soit mis en avant après l'histoires des chercheurs etc je m'en tamponne un peu la coquille il est vrai!
tofoo93 - 21/04/2011 à 17h24
Le 21 avril 2011 - 16 h 58, Hurrican a écrit :
Alors, stop avec les titres racoleurs, et renseignez vous avant de plonger comme la plupart des "informateurs" qui ne se révèlent être que des perroquets.
- C'est écrit noir sur blanc dans le contrat de l'iPhone...
Quel pourcentage des acheteurs lit les contrats des appareils qu'ils achètent? La plupart de ces contrats sont écrits d'une façon tellement astucieuse que le lecteur lambda abandonne après le deuxième paragraphe, effaré par l'imbécilité des clauses, lorsqu'il les comprend!
Ces fameux contrats ne sont en réalité qu'un ramassis de clauses permettant au fabricant de se défausser dans les 99,99% des cas d'utilisation de l'appareil!
Par ailleur, le fait que la paranoïa US ait fait que le dispositif ait été pérénisé ne lui confère en aucun cas pas un droit planétaire! (:
dgfu6578 - 22/04/2011 à 09h34