Piratage chez Sony : la CNIL mène l'enquête
L'affaire du piratage du PlayStation Network de Sony et du vol de données commence à susciter des réactions. Après les particuliers qui portent plainte, c'est au tour des autorités régulatrices de s'en mêler. En France, la CNIL envisage d'ouvrir une enquête pour estimer l'ampleur de la faille de sécurité et connaître le type de données volées.
Le piratage du Sony PlaySation network entraîne Sony dans une spirale infernale. Alors que le système qui permet aux détenteurs d'une console de jeux PS3 de jouer en réseau n'est toujours pas réactivé, les actions contre la firme japonaise se multiplient.
En annonçant le vol potentiel de données de ses
77 millions d'abonnés, Sony se voit attaquer par des particuliers mais aussi par les autorités de régulations. Aux Etats-Unis,
une première plainte a été déposée à San Francisco par un particulier. Ce dernier reproche à Sony de ne pas avoir pris les mesures nécesaires pour «
protéger, crypter et sécuriser les données privées sensibles » et avoir trop tarder à révéler le piratage. En outre, le constructeur nippon s'expose à des
class action, c'est à dire
des recours collectifs qui pourraient lui coûter très cher.
Sony risque jusqu'à 150 000 euros d'amende
En France, Alex Türk, le président de la CNIL (Commission nationale de l' Informatique et des Libertés) a annoncé que l'institution se préparait à lancer une enquête dans les jours à venir. «
Nous allons nous rapprocher de Sony pour analyser différents éléments : combien de personnes sont concernées en France, quelle est la nature des données, quelle a été la faille exacte de sécurité, les données étaient-elles suffisamment chiffrées, quelles informations ont été envoyées aux personnes victimes... » a expliqué le président tout en rappelant que l'enquête pourrait aboutir sur des sanctions pouvant aller jusqu'à une amende de 150 000 euros.
Si c'était le cas, Sony risquerait de servir d'exemple car cette affaire surgit au moment où les affaires de vol de données personnelles se multiplient. Entre
Google avec son service Street View qui enregistre nos communications et
les iPhone qui se comportent comme de véritables mouchards, la protection des données est une véritable préoccupation qui nécessite une réponse. «
Les gens commencent à comprendre que ce type de situation va se reproduire. [...]
Il y a actuellement un projet de directive européenne qui prévoit de rendre obligatoire la déclaration de toute brèche de sécurité. Il faut aller dans ce sens. » explique Alex Türk.
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