WiMAX : l'ARCEP dresse un état des lieux
Devant le faible développement du WiMAX, le régulateur des télécommunications a publié un état des lieux et lancé une consultation publique sur les perspectives d'utilisation et de développement des réseaux de boucle locale radio dans la bande des 3,5 Ghz.
Alors que l'on pensait que le WiMAX allait être la solution pour venir à bout des zones blanches de l'
ADSL, cette technologie est loin d'être privilégiée. Toujours soucieuse d'améliorer la couverture haut
débit sur le territoire, l'
ARCEP (l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes) a dressé un bilan des déploiements des opérateurs de
boucle locale radio dans la bande des 3,5 GHz au 31 décembre 2010. A cette occasion, elle en a profité pour lancer une consultation publique sur les perspectives d'utilisation et de développement du WiMAX.
Aujourd'hui, 19 acteurs bénéficient d'autorisations de
boucle locale radio en France métropolitaine dans la bande de fréquences 3,4 - 3,6 GHz. On trouve parmi eux, 12 collectivités locales et 7 sociétés privées. Par ailleurs, deux opérateurs disposent d'une autorisation sur l'ensemble du territoire métropolitain :
Bolloré Télécom et IFW.
D'après l'
ARCEP, au 31 décembre 2010,
1350 sites ont été déployés dont 95 dans des zones rurales et la plupart de ces réseaux sont le fruit d'initiatives publiques. Toutefois, ces réseaux ne concernent que 21 000 clients particuliers et 1 500 professionnels.
«
Cet état des lieux conduit au constat d’un déploiement toujours modeste au regard des engagements pris par les titulaires dans leurs autorisations, la majorité de ces déploiements correspondant à des projets réalisés dans le cadre de réseaux d’initiative publique visant à apporter le haut débit fixe dans des zones non desservies à ce jour » explique le document de l’
ARCEP. Une façon de dire que le déploiement du WiMAX est un échec.
Bollloré a renoncé à commercialiser son offre WiMAX dans le Nord de la France. Le WiMAX n'est pas pas parvenu à s'imposer en raison des ses performances (
débit faible, connexion sujette à la météo) et les différents normes qui rendent l'interopérabilité difficile. De plus, cette technologie a vu la concurrence de la
3G et de l'Internet par satellite saper son essor. Enfin, les collectivités locales préfèrent investir dans la fibre plutôt que dans une technologie hertzienne.
Dans ce contexte difficile, l'
autorité de régulation des télécoms a lancé une consultation publique sur
les perspectives de développement et d'utilisation de cette technologie «
afin de disposer, en concertation avec les acteurs du secteur, d’une vision actualisée du marché de la boucle locale radio et de ses possibilités de développement, de l’état industriel de développement des technologies, et des besoins en fréquences. »
Cette consultation publique est ouverte jusqu'au 23 juin. En cas de conclusions négatives, les acteurs, notamment les collectivités locales, qui ont investi massivement dans le WiMAX risquent de grincer des dents.
Source : DegroupNews
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