Google classe la France cinquième de son rapport sur la transparence
Google a publié son rapport sur la transparence. Tous les six mois, le moteur de recherche révèle le nombre de demandes formulées par les organismes gouvernementaux ou tribunaux à travers le monde concernant la suppression de contenu ou la mise à disposition de renseignements sur des utilisateurs. La France se classe cinquième en nombre de requêtes.
Soucieux de son image, Google publie tous les six mois
un rapport sur la transparence. En effet, régulièrement
le moteur de recherche le plus utilisé au monde reçoit des demandes émanant d'organismes gouvernementaux ou de tribunaux à travers le monde portant sur la suppression de contenus ou sur la mise à disposition de renseignements sur les utilisateurs.
En matière de
demandes de suppression de contenus, la France se classe
10ème avec 23 demandes dont 96 % satisfaites, les premiers étant le Brésil avec 263 demandes et la Corée du Sud avec 139 demandes. Ces chiffres couvrent la période allant de juillet à décembre 2010. La plupart des demandes émanent des tribunaux pour des
propos diffamatoires. Les autres concernent aussi des vidéos postées sur YouTube.
Pour le Brésil, le nombre important des demandes de suppression provient essentiellement du succès du
réseau social de Google, Orkut et du contexte des élections présidentielles. De plus, on apprend que ces requêtes concernent tous les sites de Google comme Picasa, où le géant américain a dû supprimer 11 500 photos.
Cette étude révèle que les suppressions concernent tout type de contenu : propos diffamatoires, annonces frauduleuses etc. Cependant, un exemple peut nous inquiéter. En Inde, les demandes concernaient
le retrait de blogs et de vidéos sur YouTube critiquant les principaux ministres et des hauts fonctionnaires. Toutefois, Google n'a répondu favorablement qu'à 22 % des demandes.
Concernant
les demandes de renseignement, la France se distingue puisqu'elle monte à
la cinquième place avec 1021 demandes dont 56 % satisfaites, loin derrière les Etats-Unis, en tête avec 4601 demandes. La plupart concerne des
enquêtes criminelles. D'ailleurs, Google précise que ce chiffre augmente chaque année puisqu'il offre aux organismes gouvernementaux «
davantage de produits et de services ».
Si cette appétence à aider les autorités peut faire froid dans le dos, Google se veut rassurant en expliquant que chaque demande est examinée qu'il s'assure «
qu'elle est conforme à l'esprit et à la lettre de la loi. » «
Quand c'est possible, nous prévenons les internautes concernés [...]
si nous pensons qu'une demande est trop vaste, nous tentons de la réduire. » assure Matt Braithwaite, un responsable de l'unité de transparence.
Google a beau se vouloir rassurant, «
L'unité de transparence » a fâcheusement tendance à nous faire penser au Miniver de George Orwell.
Source : DegroupNews
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