Le très haut débit en France : une situation alarmante
Alors que le triple play français sert de modèle à de nombreux pays, le rapport d'Hervé Maurey relativise la situation du haut débit dans l'Hexagone et pointe du doigt les difficultés du pays à basculer vers les très haut débit. Si l'on en croit le rapport, la situation est plus qu'inquiétante pour nos connexions.
Le sénateur Hervé Maurey, membre de la Commission de l'économie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, tire
une nouvelle fois la sonnette d'alarme. Son rapport sur l'aménagement numérique du territoire
relativise le succès français dans le secteur du haut débit et émet de nombreuses craintes sur le développement du très haut
débit. Selon lui, le modèle de fonctionnement actuel est voué à l'échec.
Avant de s'interroger sur le déploiement de la fibre optique sur le territoire, le sénateur dresse un portrait de la situation actuelle dans le haut
débit. Il explique :
« Le plan France numérique 2012 promettait l’accès de tous en 2012 à un haut débit à 512 Kbit/s. Bien que peu ambitieux par le niveau de débit visé, il ne sera pas atteint. »
En effet, le sénateur dresse un bilan mitigé du haut
débit en France. Un
débit de 512 Kb/s est insuffisant aujourd'hui pour profiter des ressources d'Internet. Selon l'
ARCEP, 98% des foyers peuvent profiter d'une connexion
ADSL à ce
débit au minimum. Le satellite permet d'atteindre un taux de couverture plus élevé mais son utilisation reste moins confortable que la technologie
ADSL (temps de réponse, conditions météorologiques...).
Si on démarre le palier à 2 Mb/s, seuls 77 % des foyers sont concernés. Hervé Maurey rajoute que pour ce qui est du
triple play, on tombe à 50 % de foyers éligibles. Bref, le sénateur estime que le plan France numérique 2012 avait déjà un objectif très bas et, qu'en plus, il l'atteint uniquement avec la béquille du satellite.
Ce constat d'échec face au développement du haut
débit amène des interrogations sur la façon dont la France aborde le très haut
débit. Le sénateur rappelle l'objectif fixé par Nicolas Sarkozy :
70 % de la population raccordée au THD en 2020 et 100 % en 2025. Le rapport fait le point sur les différentes technologies possibles pour amener le très haut
débit dans les foyers :
FTTH, FTTB, FTTLA et, dans une moindre mesure, WiMAX,
Wi-Fi et satellite. Le
FTTH reste la solution la plus adaptée sur le moyen et long terme même si les autres peuvent servir de renfort sur certaines zones.
En matière de fibre optique à l'abonné, la France est la tortue de l'Europe. Le rapport indique que
le taux de pénétration du FTTH est de 8 % dans notre pays contre 17,5 % dans le reste de l'Europe. Hervé Maurey rappelle l'étude réalisée par le
FTTH Council :
la France se place 22ème sur les 26 pays de l'étude derrière le Japon, la Corée du Sud ou les Etats-Unis.
Le sénateur estime que ce retard au démarrage pourrait perdurer si le modèle de déploiement ne change pas. Le rapport s'appuie sur plusieurs cartes recensant le déploiement du
FTTH sur le territoire. On trouve par exemple un plan des zones de couverture par l'initiative privée, donc les opérateurs :
Source : DegroupNews
très haut debit et un usage 100 pour cent legale de son acces c'est quoi ? et bien regarder tf1 m6 canal plus canal sat et compagnie en hd sur plusieurs television quel gachi... je sais qu'il en faut pour tous les gout mais bon...
quel est l'interet? quand je pense qu'il ya encoore plus de 2 POUR CENT de la population qui n'ont meme pas l'adsl et des personnes encore au 56k
je preferai que toute la france soit bridé à du 2 megas mais que 100 pour cent possede de l'adsl et que la population fasse un meilleur usage de cette technologie
j'aimerai bien savoir quel usage font la population japonaise de leur connexion très haut debit ? ils lisent juste leur emails? il s'echange des backup de dvd et de blue ray ? pas d'hadoipi làs bas
bref à tout ceux qui ont l'adsl à un debit correct boycotter la fibre optique
hitman666f - 13/07/2011 à 21h05
2) au lieu de câbler en FO les villes où les abonnés disposent pour la plupart d'ADSL avec une large bande (>8 Mb), les opérateurs feraient mieux de câbler en priorité les villes plus étendues (banlieue par exemple) où les lignes font souvent plus de 3km... Ils trouveraient plus d'abonnés!
fcduvallon - 15/07/2011 à 07h46
Mais ils y a une exception dans mon agglomération, je dit bien mon agglomération et non ma ville, c'est une ligne dédiée uniquement au parc des expositions et au zénith qui se trouvent à la périphérie avec un affaiblissement de 12 db maxi en moyenne et 500 m de distance en moyenne de son centre téléphonique et plus de 8 Mb pour toutes les lignes.
Alors que je trouve même pas à 1km de cette foire expo et du Zenith, moi j'ai autre ligne d'un autre centre téléphonique avec un affaissement de 42 db, à 2,8 km de distance de mon centre téléphonique et une bande passante de 3,3 Mb en moyenne qui correspond justement à la mienne, loin des 8 Mb pour avoir l'offre TV par internet, mais je serais encore plus près du Zénith, par exemple, seulement une rue à traverser, par exemple, cela serait pire.
Ce qui renforce mon opinion, c'est que le câble coaxial de Numéricable, est déjà installé depuis des dizaines d'années du côté de la Rive Droite de Rouen, là où se trouvent le plus de ces rupins, il est fort à parier que lorsqu'un opérateur installera de la fibre optique, ce sera encore là, et aussi pour la zone dédiée au Zénith et à la foire expo, mais moi, je ne pourrais jamais connaitre la fibre car j'ai déjà 57 ans et au fur et à mesure des années, l'espoir s'amenuise...
Conclusion, les populations des banlieues sont mises de côté car on nous prend pour des manants dans cette histoire, alors que nous sommes les plus nombreux.
bpatrick - 17/07/2011 à 22h39
bpatrick: on sert en premier les zones à forte densité de population, comme les centres villes, parce que le rapport entre les frais de mise en place et le nombre d'abonnés potentiels y est le plus favorable. L'investissement peut y être rentabilisé rapidement.
Il est probable qu'une des conditions pour l'installation du Zénith et de la foire expo était l'installation d'un NRA dédié. Dans toutes les grandes foires que j'ai visitées, il y avait des centaines de stands donc, à raison d'un ou plusieurs téléphone filaire dans chaque stands, + les ordinateurs reliés via internet aux entreprises, des femtocells pour les téléphones portables, les bornes wifi -> des besoins énormes, en plus une panne n'est pas envisageable.
Tu as 3,3Mbts, je t'envie avec mon 0,5Mbts
Bien sur, si mes 5300m de ligne cuivre étaient remplacé par de la fibre optique, je serais heureux, mon village est en bout de ligne, mais quel investissement pour 2 ou3 dizaines d'Internautes. Notre NRA, (fibré depuis quelques semaines), a moins de 300 lignes, certains accèdent à +/- 20Mbts, d'autres n'ont que 0,5Mbts, le village juste avant nous dispose déjà de 4Mbts. Le tout est de savoir qui paye?
patounet1 - 18/07/2011 à 15h53
Mais pour allez plus loin, il existe aussi une rive gauche à Rouen comme à Paris et c'est bien la partie commerçante qui bénéficie du câble, c'est sa seule progression, comme ci la population laborieuse n'avait pas besoin d'ordinateurs avec liaison rapide, c'est loin d'être le cas, au début oui, mais après non, le développement du câble n'a tout simplement pas suivi, Sotteville lès Rouen a quand même plus de 21000 habitants et ne bénéficie pas de celui-ci.
Mais malgré tout, je reste sur ma position, c'est bien les zones des centres des villes et ceux des industries dans mon agglomération qui ont les meilleures couvertures quel que soit le moyen utilisé, pour la simple raison que les centres téléphoniques en sont peu éloignés, voire même s'y trouve.
bpatrick - 18/07/2011 à 16h59