DADVSI - adoption du texte par le sénat
Brève rédigée le 11/05/2006 à 13h43 par
Patrick E.
Le projet de loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information (
DADVSI) a été amendé avec 164 voix favorables contre 128 voix.
D'ici le 30 mai, la Commission mixte paritaire, composée de sept sénateurs et de sept députés devra harmoniser les points de vue pour en sortir un texte définitif. Et ce ne sera pas une tâche facile car ils devront concilier les différentes exigences formulées par les députés comme par les sénateurs, sans se mettre à dos les internautes qui craignent pour leurs libertés individuelles.
En bref, les points les plus marquants :
Autorité de régulation
Les sénateurs ont décidé de la création d'une Autorité de régulation des mesures techniques de protection qui sera chargée de «
veiller à l'interopérabilité des mesures techniques de protection » et de «
réglementer le nombre de copies privées applicables à chaque œuvre ». A ce propos, la proposition visant à ce que le nombre de copies privées soit au moins égal à un n'a pas été retenue. «
Vous donnez à l'autorité le pouvoir de décider zéro copie or la copie privée est un droit », a déploré
Marie-Christine Blandin. Le recours à cette Autorité de régulation sera réservé aux entreprises ou aux éditeurs, elle sera composée de six membres, trois magistrats et trois personnalités qualifiées de la société civile, qui auront un mandat de six ans renouvelable par moitié tous les trois ans.
Question téléchargement illégal...
Les sanctions qui avaient été retenues initialement à l'Assemblée ont été validées au Sénat, à savoir une amende de 38 euros pour l'internaute téléchargeant illégalement, à une peine de 3 ans de prison et 300.000 euros d'amende pour celui qui commercialise un logiciel destiné au piratage.
L'interopérabilité...
Ce qui avait été gagné lors des débats houleux de l'Assemblée s'est vu diminué au Sénat ces derniers jours. Ceci étant, la Commission mixte paritaire sera chargée d'y revenir dans quelques jours.
En bref, voici ce qui a été décidé :
- instauration d'une nouvelle exception au droit d'auteur, dite "
exception pédagogique" destinée à l'enseignement et à la recherche
- mise en place d'une Autorité de régulation des mesures techniques de protection (verrous informatiques destinés à limiter les copies)
- création d'un registre public des oeuvres protégées.
Comme dit en début d'info, dernier volet attendu dans quelques jours avec l'harmonisation du projet par la Commission mixte paritaire.
Il a dû oublier
SGDA - 11/05/2006 à 14h54
Patyan - 11/05/2006 à 15h01
De plus qui seront les "trois personnalités qualifiées" et qui pourra dire toi t'es qualifié et pas toi
groumf - 11/05/2006 à 18h03
1) Je ne pirate pas de musique, ni de film, ni de logiciels (si, si, c'est vrai, pour diverses raisons)
Mais j'utilise pas mal de CD et DVD, sans compter les disques durs, pour archiver des dizaines de milliers de photos.
Grace au parlement, au nom du "droit à la copie privée", je paie de ce fait un max de taxes pour avoir le droit de copier mes uvres. Il faut le faire. (d'autant que ces taxes sont reversées par la Sacem aux auteurs et compositeurs, au prorata de leurs ventes, c'est à dire à des auteurs et compositeurs qui, pour la plupart, ne paient pas d'impôts en France).
2) Le futur DVD (bleu) va, semble - t-il, être particulièrement protégé. Au point que si je passe à un ami, une copie de mes photos, il ne pourra les lire, et ce, malgré les taxes que j'aurais indument payées sur le DVD. Mon droit d'auteur, à moi, que devient-il ?
3) Pour contourner cette protection, et passer à ma famille le diaporama de mes vacances, je me vois alors contraint d'utiliser un logiciel qui casse la protection du graveur. Je risqu'alors une amende pour avoir voulu diffuser ma propre production. Quant à l'éditeur de logiciels de retouches d'images, ou de vidéo, . . . , qui aura développé une application pour copier sur DVD malgré le blocage inclu dans le graveur, sera-t-il considéré comme développeur de logiciel pirate ? Ou s'arrêtera la limite ? puisqu'aujourd'hui, je suis déjà considéré comme pirate putatif en étant obligé de payer une taxe destinée à pallier le manque à gagner des majors du fait du piratage.
JM

ripadessa - 11/05/2006 à 18h39
bernie38 - 11/05/2006 à 20h05