WiMAX : l'ARCEP s'impatiente
Les réseaux utilisant la boucle locale radio (BLR) comme le WiMAX prennent du retard, ce qui à la fâcheuse tendance d'irriter le régulateur des télécoms. Sur les 25 titulaires de licences seuls neuf respectent leurs obligations. Bolloré Telecom, qui s'était fortement engagé sur cette technologie, est pointé du doigt.
Rien ne va plus pour le WiMAX. Suite à la
consultation publique lancée au mois de mai sur la
boucle locale radio, l'
ARCEP avait conclu que si les réseaux fonctionnaient de façon satisfaisante leur déploiement était fortement ralenti en raison de leur coût et du manque d'interopérabilité entre les équipements. Aujourd'hui, le régulateur tire la sonnette d'alarme. Cette technologie qui permet d'apporter le haut
débit mobile dans les zones les plus reculées semble être délaissée par les entreprises et les collectivités locales.
D'après le journal Les Echos,
sur les 25 titulaires de licences attribuées en 2006, 16 n'ont pas respecté leurs obligations de couverture. Après une phase de concertation avec les acteurs du secteur, l'
ARCEP a décidé de passer à l'action.
Bolloré Telecom est en particulier visé.
L'opérateur WiMAX couvre le plus de territoire avec ses
12 licences régionales acquises pour 47 millions d'euros. Or au mois de décembre, il n'avait installé que 12 % des 427 antennes prévues de son réseau. Hormis le Centre avec 84 % de couverture, le Pays de la Loire avec 100 % et le Poitou-Charentes avec aussi 100 %,
le reste de la France est à l'abandon.
Actuellement,
Altitude Wireless semble parvenir à tenir ses engagements dans les Deux-Sèvres avec 96% de couverture. En revanche, dans le Midi-Pyrénées, en Basse Normandie et dans les Pays de la Loire, il est en dessous dessous des 50 %. Pour l'Auvergne, le Centre, le Nord-Pas-de-Calais et en Rhône-Alpes, rien n'a été fait. Concernant les autres acteurs,
SHD, la filiale de SFR, n'a construit que 23 % de son réseau en Ile-de-France,
Nomotech a couvert 18 % du Morbihan.
Axione, la filiale de
Bouygues Telecom, tire son épingle du jeu puisqu'elle a construit 92 % de son réseau dans le Limousin et
Niverlan dans la Nièvre et Altitude Infrastructure en Ille-et-Vilaine sont à 100 %.
Les collectivités locales sont les bons élèves
Avec des licences acquises au prix de un euro, certaines collectivités locales sont à 100 % comme, le Rhin, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, la Bourgogne et le Finistère. D'autres, en revanche, comme
la Corse, la Charente et le Poitou-Charente n'ont rien fait.
La raison du coup d'arrêt de Bolloré Telecom s'explique par «
le manque de terminaux et la faible compétitivité des équipements disponibles » explique le quotidien économique. «
La majorité des industriels a renoncé à investir sur le WiMAX et l'avenir de cette technologie est aujourd'hui extrêmement incertain » explique Bolloré Telecom dans un document remis à l'
ARCEP. Alcatel-Lucent, Cisco et Intel ont déjà abandonné cette technologie.
Mais cet abandon s'explique surtout par
l'arrivée prochaine de la 4G qui devrait se généraliser avec l'attribution des licences aux 4 opérateurs. Par conséquent, le groupe Bolloré souhaite remplacer
le WiMAX par le LTE, c'est à dire la technologie utilisé pour la 4G. Mais il n'est pas certain que ce tour de passe passe soit du goût des de
Bouygues Telecom,
SFR,
France Telecom et
Free qui viennent d'acquérir
les licences 4G au prix fort.
une patience de 3 ans, "pas mal" !!!!!!!!!!!
abominable - 13/10/2011 à 14h52