TMG, la machine de guerre de l'Hadopi, de nouveau autorisée à collecter des adresses IP
Devant les mesures adoptées par TMG pour la protection de la sécurité de son système d'information, la CNIL a décidé de clore la procédure de mise en demeure ouverte à son encontre. Suite à une faille de sécurité découverte au mois de mai sur les serveurs du bras armé de l'Hadopi, cette dernière avait suspendu son interconnexion avec TMG.
La riposte graduée va pouvoir reprendre de plus belle. TMG, la société missionnée par les ayants-droit pour recueillir les adresses
IP des internautes qui téléchargent illégalement sur les réseaux Peer To Peer, a vu
sa mise en demeure par la CNIL levée.
Dans un communiqué, la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés a indiqué que
les mesures mises en œuvre par TMG pour améliorer la sécurité de son système d'information étaient
satisfaisantes au regard de la loi « Informatique et Libertés ». Par conséquent,
la CNIL a décidé de clore la procédure de mise en demeure.
Cette décision vient à la suite de la découverte d'
une faille de sécurité qui a fait les choux gras des détracteurs de la riposte graduée. Au mois de mai, un expert en sécurité informatique avait découvert qu'un serveur chargé de l'indexation des adresses
IP liées aux fichiers téléchargés ne présentait aucune protection, mettant ces adresses
IP à la merci de vrais pirates du net.
Suite à ces révélations, la CNIL effectua un contrôle chez TMG et constata «
la faiblesse des mesures de sécurité déployées par cette société tant pour le traitement mis en œuvre pour son propre compte, que pour ceux créés pour le compte de ses clients, les sociétés de perception et de répartition des droits d’auteurs (SPRD), dans le cadre du dispositif dit de "réponse graduée". » S'en suivit une mise en demeure de TMG et des SPRD. Par conséquent, l'Hadopi suspendit son interconnexion avec le collecteur d'adresses.
Si TMG s'en tire bien, reste que la CNIL maintient ses procédures contre les SPRD «
en leur qualité de responsables des traitements sous-traités par TMG dans le cadre du dispositif de réponse graduée. » Ces mises en demeure n'ont, semble-t-il, pas freiné les ardeurs de l'Hadopi puisque celle-ci est parvenue à envoyer
un demi-million de mails d'avertissement en un an d'existence.
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