La RATP cherche un opérateur 3G pour le métro parisien
Les Parisiens ne sont pas prêts de surfer en 3G avec leurs smartphones dans le métro. La RATP a annoncé avoir lancé un appel d'offres pour couvrir l'ensemble des lignes de métro avec cette technologie. Toutefois, elle souhaite confier le chantier qu'à un seul opérateur, ce qui ne va pas sans poser de problèmes. L'ARCEP pourrait se saisir du dossier.
Avec
6,6 millions de voyageurs quotidienssur son réseau ferroviaire dont
50 % sont équipés d'un smartphone, la RATP est en position de force pour négocier
le déploiement d'un réseau 3G dans le métro parisien et sur les lignes A et B du RER. En effet, jusqu'à présent, les Parisiens ne disposent que de la technologie EDGE et du
Wi-Fi dans certaines stations pour pouvoir surfer sur le net dans le métro.
Alors que la RATP n'avait exigé aucune contrepartie financière pour le déploiement du réseau EDGE sur son réseau souterrain, elle a décidé de changer les règles du jeu pour le déploiement du réseau
3G. La Régie a lancé un appel d'offres au quatre opérateurs pour construire ce réseau. Fait nouveau, contrairement au réseau 2G, un seul opérateur sera choisi. Il aura la charge de poser le réseau d'antennes et devra payer une redevance à la RATP sur les communications.
Les opérateurs sont mécontents
Cette initiative n'est vraiment pas du goût des opérateurs qui ne comprennent pas pourquoi les règles ont changé. «
Pourquoi ne pas retenir le schéma choisi il y a dix ans pour la 2G ?» se demande l'un d'entre eux. Du côté de la RATP, on a bien compris qu'en dix ans, la téléphonie mobile a subi
une révolution avec l'avènement des smartphones et que l'explosion du trafic data représente une manne financière. «
Mais pourquoi s’interdirait-on douze ans plus tard de réfléchir à d’autres schémas ? [...]
alors que les techniques, les acteurs et les possibilités de montage ont évolué. », réplique Marie-Catherine Lecoufle, la chargée du dossier à la RATP. Du côté des opérateurs, on rappelle que le réseau est saturé et qu'un seul réseau
3G ne sera pas suffisant pour répondre à la demande.
L'ARCEP surveille l'affaire
L'attribution du réseau
3G soulève aussi un problème juridique et de
libre concurrence. Certains font remarquer que la RATP étant déjà en position de monopole sur le réseau ferroviaire, son attitude pour donner accès à l'espace public est contestable. L’Autorité de régulation des télécommunications a été alertée.
La RATP est gourmande
Enfin, il semblerait que le montant de la facture reste en travers de la gorge des candidats.Pour l'instant
ce montant est confidentiel. A l'époque du déploiement du réseau 2G, les opérateurs s'étaient partagés un chantier de 40 millions d'euros. Là, un seul opérateur devra tout payer et après il devra aussi s'acquitter
d'une redevance pour l'utilisation de son réseau. «
Nos millions d’usagers apportent du chiffre d’affaires aux opérateurs. Cela a une valeur ! Il est normal que les transports publics en retirent quelque chose. […]
Ce qui nous importe, c’est de couvrir l’intégralité de notre domaine en 3G, et non de se retrouver avec 50 stations [sur 316 souterraines], où chacun aurait ses installations.», explique Marie-Christine Lecoufle.
Toutefois, il semblerait que la RATP ait revu ses prétentions à la baisse puique l'an dernier, à la même époque, les opérateurs avait refusé de payer cette redevance . Or cette année, ils ont tous répondu à l'appel d'offres.
fanfouer - 28/11/2011 à 22h17
par contre ce que je sais c'est certains opérateurs (3 à priori) existant ont deja prevu de saisir l'arcep si un seul mais la main sur le truc car ça risque de faire uen distorsion et c'est ce qui coince depuis plusieurs années ou la RATP tente coute que coute de monnayer le droit de passage...
tofoo93 - 28/11/2011 à 23h26