Frédéric Mitterrand veut plus de souplesse pour la diffusion de films à la télévision
Si le ministre de la Culture attend des propositions de l'Hadopi pour lutter contre la diffusion illégale de films en streaming, Frédéric Mitterrand ne mise pas que sur la répression. Il est aussi favorable à un assouplissement des règles pour la diffusion de films à la télévision. Toutefois, il attend des contreparties des chaînes.
Comment
lutter contre le streaming illégal ? Si certains ne jurent que par la répression en donnant les pleins pouvoirs à l'Hadopi, d'autres imaginent d'autres solutions. Favoriser les offres légales de SVoD fortement
pénalisées par les règles de diffusion des films à la télévision est une des solutions.
Lors des Assises de la convergence des médias organisées à l'Assemblée Nationale, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, a plaidé pour un changement des règles dans la diffusion des films par les chaînes de télévision ou sur les nouveaux supports comme la VoD et les chaînes payantes.
Cet assouplissement passerait par
une révision de la chronologie des films. Comme le demande la SACD, Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques, les délais de mise à disposition des films sur les différentes plateformes seraient réduis. Par exemple, un film ne peut figurer dans les offres de
vidéo à la demande par abonnement que 36 mois après sa sortie. Toutefois, la SACD n'a pas précisé le nouveau délai et ne souhaite appliquer cette mesure qu'aux films non financés par les chaînes.
L'autre mesure concerne l'interdiction de diffusion des films le mercredi, le vendredi soir et les samedi et dimanche avant 20h30 sauf avec une dérogation. La SACD est pour
supprimer cette interdiction aux films dits « de patrimoine » soit ceux de plus de dix ans.
Cependant avant de modifier ces règles, le ministre de la Culture exige
des contreparties de la part des chaînes. Elles devront investir encore plus dans le cinéma. Actuellement, Arte est la seule chaîne à pouvoir diffuser des films le mercredi car elle investit dans les films une plus grande part de son chiffre d'affaires que les autres chaînes.
Enfin, le ministre de la Culture entend répondre aux attentes des opérateurs qui sont aussi de gros contributeurs à la production audiovisuelle. Enfin, il se rallie à l'idée de la fameuse
« taxe Google » estimant que les diffuseurs de contenus situés à l'étranger ou non doivent aussi participer au financement des œuvres. Sur ce dernier point, l'élection présidentielle risque de repousser l'échéance.
Pour un ministre de la culture, cela donne au travers des artistes: - "Parole, parole, paroole... toujours des mots"...
Et au moment du passage à l'acte: - "Y'a plus personne?!?"
dgfu6578 - 09/12/2011 à 14h46