SOPA : l'Hadopi américaine est retardée
L'Hadopi américaine a dû mal à voir le jour. Le projet de loi SOPA (Stop Online Piracy Act) a été ajourné par la Chambre des représentants. Devant le tollé suscité par cette nouvelle loi censée lutter contre le téléchargement illégal, elle a préféré arrêter la procédure.
Alors que notre Hadopi nationale existe depuis deux ans et se vante d'envoyer très prochainement
les premiers pirates du net devant les tribunaux et que, par ailleurs, notre cher ministre de la Culture dit réfléchir à
lutter contre streaming, Outre-Atlantique la lutte contre le piratage peine à s'organiser.
Devant le tollé suscité par un deuxième projet de loi censé lutter contre le piratage des œuvres sur Internet, la Chambre des représentants a préféré ajourner l'examen du projet de loi
SOPA (Stop Online Piracy Act).
Similaire au
projet ultra répressif PIPA (Protect
IP Act) qui prévoit la possibilité d'attaquer des sites Internet situés à l'étranger, le projet de loi SOPA, soutenu par les Démocrates et les Républicains, se rapproche de la loi Hadopi. Il prévoit que les ayants-droit puissent
demander le filtrage de tous les sites proposant leurs œuvres en téléchargement.
Ainsi, non seulement les sites proposant les fichiers en téléchargement sont concernés mais tous les portails recensant les liens vers ces sites. Cette loi prévoit ni plus ni moins que le déréférencement de ces sites des moteurs de recherches ainsi qu'un gel des sources de paiement en ligne.
Comme pour le projet PIPA, les géants du net américains comme Google, Yahoo! ou encore Facebook ainsi que des associations pour la protection de la vie privée en ligne sont montés au créneau en demandant aux parlementaires américains de ne pas voter cette loi. Toutefois, ces efforts pourraient être vain. Les débats autour du projet SOPA devraient reprendre le 21 décembre.
Si une démocratie comme les Etats-Unis votait une loi contenant des mesures qui, pour l'instant, ne sont appliquées qu'en Chine, cela donnerait le feu vert aux Européens, à commencer par la France.
a) concentrée sur les centres et non utilisateurs finaux (il y a
toujours des centres du fait du besoin de catalogues entre autres, « peer to peer » aussi vaste hypocrisie dans les termes et tout le monde le sait)
b) Aucun besoin de monitorer/superviser les flux utilisateurs finaux. C'est à dire IPs utilisateurs on s'en fout complêtement
c) besoin de procédures légales et publiques pour le filtrage/blocage
des sites, au lieu des simples opérations de police de lapproche
hadopi:
http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/piratage-had(...)
Ça ne marcherait pas ? Bien sur que si, ne pas oublier que même les "darknets" et compagnie ça reste des overlays n'ayant pas vocation à poser des cables transatlantiques (donc avec serveurs ou sites à adresse IPs). Quoi qu'on en dise la "lutte" anti piratage dirigée vers les centres fonctionnerait très bien en terme de baisse de terabyte piratés. Pas parfait ? Oui bien sûr mais ça n'a aucune importance, la perfection on s'en fout comme le piratage zéro d'ailleurs, surtout que ça ne veut rien dire.
yt75 - 20/12/2011 à 14h30
Une autre grande diffrence est que dans Hadopi on a des avertissements, dans SOPA le site qui va être "blacklisté" sera bloqué sans avertissement, cela vaut également pour les noms de domaines primaires non situés aux US.
Plus de détails sur les problèmes sousjacents à SOPA dans la traduction en français d'une publication de la Stanford Law Review sur le sujet: http://www.openskill.lu/ensopa-concernedfrsopa-tou(...)
jupiter - 26/12/2011 à 12h20