Sarkozy salue la fermeture de Megaupload par le FBI
La justice américaine n'a pas attendu le vote des lois anti-piratages SOPA et PIPA pour s'attaquer au site de téléchargement direct Megaupolad. Jeudi après midi, aidée du FBI, elle a fait fermer ce site et interpellé 7 personnes. Nicolas Sarkozy, par un communiqué de presse a salué cette action.
C'est un coup dur porté à tous les adeptes du téléchargement direct. Megaupload et
Megavideo sa déclinaison en streaming, ainsi que 18 autres sites affiliés ont été fermés jeudi après-midi par les autorités américaines.
Alors que la résistance s'organise outre-Atlantique pour lutter contre les projets de
lois anti-piratage SOPA et PIPA, la justice américaine, aidée du FBI, a mis un terme aux agissements de la plus importante plateforme de contenus protégés mis à disposition gratuitement. Estimant qu'il s'agit d'une des plus «
grandes affaires de violation des droits d'auteur jamais traitées aux Etats-Unis. », les autorités américaines ont
saisi 50 millions de dollars sur des compte basés à Hong-Kong et
interpellé 7 personnes dont 4 en Nouvelle-Zélande. Parmi eux, figure
Kim Schmitz, fondateur du site, plus connu sous le pseudonyme Kim Dotcom.
«
Responsables d'un piratage considérable sur Internet de nombreux types de contenus protégés par les droits d'auteurs à travers Megaupload.com et d'autres sites » au yeux de la justice américaine, les propriétaires des sites sont accusés d'avoir généré
175 millions de dollars de profit et entrainé «
plus d'un demi milliard de dollars de pertes pour les ayant-droits. »
D'après le communiqué du FBI, après cinq ans d'existence, Megaupload compte 1 milliard de visites mensuelles,
150 millions de membres et
50 millions de visiteurs par jour. Le site occupait à lui seul
4 % du trafic Internet mondial. Pour venir à bout de Megaupload, la justice américaine a mis au point une véritable coalition internationale mêlant les services de police de Nouvelle-Zélande, du Canada, d'Allemagne, de Hong-Kong, du Royaume-Uni, d'Australie, des Philippines et des Pays-Bas.
La France est un allié des Américains
Bien que la France n'ait pas participé à la chute de Megaupload, elle a été un des premiers pays a salué officiellement cette action. Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy,
récemment converti à la lutte contre le streaming, s'est félicité de la fermeture du site : «
La mise à disposition illégale, par ce service, d’œuvres protégées par le droit d'auteur, permettait à ses promoteurs de réaliser des profits criminels sous la forme de recettes publicitaires ou d'abonnements de ses usagers. »
Insistant sur l'urgence de la situation, le chef de l'Etat veut
mobiliser tous les acteurs dans la lutte contre les pirates : «
C'est le financement des industries culturelles dans leur ensemble qui est mis en cause par ce type d'opérateurs. Le moment est donc venu d'une collaboration judiciaire et policière active entre Etats pour porter un coup d'arrêt à leur développement. »
Avec cette action spectaculaire des Américains, le chef de l'Etat entend accentuer la lutte contre le téléchargement illégal en invitant «
les ministres concernés ainsi que la Hadopi (Haute autorité de lutte contre le téléchargement illégal), qui vient d'engager une consultation à ce sujet, à étudier rapidement l'utilité de compléter notre législation par de nouvelles dispositions et à lui faire, le cas échéant, des propositions en ce sens. »
Aubaine ou choix risqué pour le président de la République ? En se faisant le chantre de la lutte contre le piratage, Nicolas Sarkozy prend le contre-pied de
François Hollande qui vient d'annoncer sa volonté de supprimer l'Hadopi. Cependant, cela suffira-t-il à rallier les artistes autour de lui pour sa réélection ?
Les Anonymous ont répliqué
En réponse à la fermeture de Megaupload, le collectif de pirates Anonymous a procédé a l'attaque des sites officiels américains et d'entreprises du divertissement. Ainsi, les sites du FBI, du ministère de la Justice et d'Universal étaient inaccessibles ces dernières heures. En France, le site de l'Hadopi a aussi été ciblé.
Cette action spectaculaire risque d'avoir un effet sur les autres sites de téléchargement direct. Si c'est une bonne nouvelle pour les ayants-droit, le bannissement des hébergeurs de fichiers pose le problème de la protection des données personnelles car Megaupload servait aussi à stocker et à partager des documents légaux. La Justice américaine vient-elle de tuer le
cloud computing ?
La guerre est perdu d'avance, ils ne s'en redent même pas compte, ils peuvent faire fermer des sites mais il n'éradiquerons jamais le libre partage, la seule solution est de le légaliser.
Au passage je tien à remarquer que bien que privé de cet argents les artistes(et les actionnaires des majors surtout, mais on évite de les citer même si ce sont eux qui récupèrent le plus d'argents, à ne rien faire en plus) ne se sont pas retrouvés à la rue, ils sont trop riches pour qu'on les plaignes, ils ont 5 ou plus résidences secondaires quand nous on a généralement que notre résidence principale, sans parler des croisières, des voitures de luxe...
L'argent récupéré peut être intéressant mais comme tout ira aux riches, à choisir je préfère que ça aille aux gens de MU qu'aux riches des majors même si ceux de MU sont riches aussi, j'imagine que ce n'est pas la peine d'espérer que les américains donnent cet argent aux pauvres et aux classes moyennes.
Et aussi ceux qui payé pour un service légal et y ont mis leurs fichiers, ils vont faire quoi?
Car même si la principale utilité de MU était le partage de fichiers sous copyright ce n'était pas la seule et des gens qui n'ont rien fait n'ont pas à payer pour les autres.
Quant à ce satané Sarko je me demande bien de qui il compte avoir le soutien avec cette déclaration si-non des majors qui le soutiennent déjà, tous les partageurs sont contre, les libristes sont contre et le reste s'en fiche alors... Par contre là avec sa déclaration anti-HADOPI au même moment Hollande pourrait récupérer des voies anti-HADOPI mais il faut bien penser à deux choses:
1) Les promesses de campagnes, si 10% sont tenues c'est déjà un miracle
2) Abroger HADOPI c'est bien, virer les majors du pays c'est mieux.
ALRBP - 20/01/2012 à 12h17