Andromède, le cloud à la française, se fera sans Dassault Systèmes
Annoncé l'été dernier, Andromède, le projet de cloud computing à la française mené par l'Etat, Thalès, Orange et Dassault Systèmes, se fera sans ce dernier. Cependant, malgré la défection de l'éditeur de logiciels, la troïka restante poursuit le projet tout en cherchant un nouveau partenaire. De son côté, Dassault Systèmes travaillerait sur son propre cloud.
Le projet Andromède grandit dans la douleur. Ce vaste programme de cloud computing mené, au départ, par
un consortium composé de l'Etat, de Thalès, d'Orange et de Dassault Systèmes a vu l'éditeur de logiciel se désister pour mener son propre projet.
Initié en 2009 et doté d'un budget de
135 millions d'euros provenant du grand emprunt, ce projet a pour but de proposer aux entreprises françaises et à l'administration
une solution cloud sécurisée. Pour assurer ce service, le consortium public-privé sera chargé de déployer des fermes de serveurs en France et en Europe ce qui évitera de voir nos données stratégiques tomber dans les mains d'entreprises étrangères.
Bien que Dassault Systèmes ait décidé de se retirer de ce projet où il partageait 26,7 % des parts avec
Orange, le triumvirat est décidé à poursuivre l'aventure. «
Nous sommes tout à fait capables de travailler dans une configuration restreinte par rapport à ce qui avait été prévu. », a déclaré Vivek Badrinath, directeur exécutif d'
Orange Business Services. Toutefois, de nouveaux entrants devraient vite faire leur apparition,
les noms d'Atos et de Cap Gemini circulent.
Quant à Dassault Systèmes, il préfère faire cavalier seul et présentera un projet concurrent qui pourrait même bénéficier de l'aide de l'Etat. «
Si Dassault Systèmes souhaite déposer un nouveau projet de cloud computing en vue d'un soutien des investissements d'avenir, alors on examinera ce projet dès lors qu'il sera déposé », a déclaré le ministère de l’industrie à l'AFP.
Une guerre stratégique entre les alliés d'hier s'annonce. Il reste à savoir quel projet emportera les faveurs des entreprise françaises et de l'Etat.
C'est ça ou on nachètes plus de licences solidworks
tozmani - 30/01/2012 à 23h59