Les Etats généraux des RIP se tiendront le 12 mars 2012
Pendant que les opérateurs investissent les zones très denses pour proposer leurs offres très haut débit, les collectivités territoriales se demandent quel rôle jouer pour réduire la fracture numérique et participer à l'aménagement numérique du territoire. Les premiers Etats généraux des Réseaux d'Initiative Publique devraient apporter quelques pistes.
L'aménagement numérique du territoire est l'un des grands enjeux des prochaines années. Si les opérateurs télécoms ont un rôle de premier plan dans le déploiement des réseaux à très haut
débit, celui des collectivités territoriales n'est pas en reste.
En effet, en dehors des zones très denses où les opérateurs ont mis en place une concurrence par les infrastructures, il faudra s'assurer qu'il n'y ait pas d'inégalités entre les territoires. Si le haut
débit a réussi à s'imposer en France, c'est notamment parce que le réseau cuivré permet à la quasi totalité des foyers de profiter de l'
ADSL. Si des zones blanches subsistent, il faut tout de même reconnaître que le défi du haut
débit a été relevé.
En ce qui concerne le très haut
débit, l'enjeu est plus important et plus problématique : il faut construire de nouveaux réseaux. Grâce aux RIP (Réseaux d'Initiative Publique),
les collectivités territoriales ont à leur disposition un outil efficace pour éviter de rater le virage du très haut
débit.
Afin de bien baliser le terrain, des
Etats généraux des Réseaux d'Initiative Publique seront organisés pour la première fois le 12 mars
à Deauville avec 250 Parlementaires et élus locaux. Cette journée abordera trois grandes thématiques :
- L’état des lieux des RIP à travers la présentation d’une étude économique du secteur des Réseaux d’Initiative Publique numériques
- La prospective à travers l’évocation des besoins actuels mais surtout futurs des territoires en matière d’adduction à Internet
- La valorisation des bonnes pratiques, dans une perspective technico-économique, et l’identification des leviers permettant aux territoires d’agir sur leur aménagement numérique selon des modalités financièrement viables
Parmi les intervenants, nous pouvons notamment citer Gilles Quinquenel, président de Manche Numérique, ou les sénateurs Philippe Leroy et Hervé Maurey qui étaient déjà intervenus à
la réunion plénière du GRACO le 6 décembre 2011.
Source : DegroupNews
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