L'ACTA provoque la grogne jusque dans les rues
Le samedi 11 février pourrait être un jour à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire de l'Internet européen. De nombreuses manifestations devraient avoir lieu pour lutter contre l'ACTA, ce sombre texte visant à lutter contre la contrefaçon et le téléchargement illégal mais dont beaucoup se méfient. La Pologne et la République Tchèque ont suspendu la ratification du texte.
L'ACTA n'en finit pas de susciter la grogne. Après avoir rencontré de vives oppositions au Parlement européen, le traité international de lutte contre la contrefaçon inspire le doute dans plusieurs Etats-membres.
Ce texte a été signé à la fin du mois de janvier par 22 pays membres de l'Union européenne, dont la France. Signalons que
l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Estonie ou encore la Slovaquie n'ont pas pris part à la signature de ce traité. Provocant une division au sein de l'Europe, l'ACTA a tout de même continué son bonhomme de chemin dans les couloirs des démocraties européennes.
Néanmoins, partout où il passe, le texte subit des revers. Fançoise Castex,
députée européenne, explique :
« Sur le fond, je voudrais faire remarquer que plus cet accord est connu, plus il y a d’opposants. Ça a commencé par quelques internautes, maintenant ce sont des Etats membres qui retirent leur signature ! »
En effet, la Pologne et la République Tchèque, qui avaient signé le traité, font machine arrière et suspendent la ratification du texte. Le Premier ministre tchèque Petr Necas est même allé jusqu'à déclarer :
« En aucune façon le gouvernement n'admettrait une situation où les droits civiques et le libre accès à l'information seraient menacés. »
Il faut dire que l'ACTA met le paquet en ce qui concerne l'arsenal répressif et le contrôle. Par exemple, les
FAI devraient directement donner aux ayants-droits les données personnelles des internautes suspectés de téléchargement illégal.
La case justice serait donc totalement oubliée face à la simple suspicion.
ACTA : symbole d'un nouvel ordre mondial inquiétant ?
Le volet Internet n'est pas le seul concerné puisque le traité donnerait plus de pouvoirs aux grands groupes industriels que ce soit dans la culture, le divertissement ou le secteur pharmaceutique. Le député européen Kader Arif a même démissionné de son poste de rapporteur du texte au Parlement. Pour lui, le traité est devenu une
« mascarade ».
Parmi les pays qui n'ont pas signé le texte, les voix s'élèvent. Le ministre de l'Economie slovaque explique qu'il ne soutiendra
« pas un accord qui restreindrait les droits de l'Homme de quelque façon que ce soit, particulièrement les droits à la liberté et à la vie privée, et qui ferait prévaloir la protection du copyright sur ces droits ».
Loin de la simple mission de
lutte contre le piratage ou la contrefaçon de produits, le traité ACTA vise à
réorganiser le supermarché mondial en transformant le acteurs de l'industrie à la fois en vendeurs et en vigiles. Apparemment, le doute ne se concentre pas seulement en Europe. François Castex exprime clairement
sur son site :
« On n’est pas sûr que le Canada le ratifie, on n’est pas sûr que les Etats-Unis le ratifient. Pourquoi ? Parce que c’est inefficace ! »
Si l'inquiétude s'immisce chez les représentants du peuple, elle devrait gagner les rues dès demain. En effet, de nombreuses manifestations anti-ACTA devraient avoir lieu en Europe le samedi 11 février comme l'indique
le site StoppACTA. Dans la capitale,
le Parti Pirate organisera une marche débutant Place de la Bastille à 14h.
Source : DegroupNews
Ce qui me parait le plus inquiétant est que ce sont les pays voisins qui tentent timidement de se lever contre.
Alors que en France hourra youpi le gouvernement n'a aucun état d'âme pour voter ces textes.
A ce demander ce qu'il reste de démocratie suivant les pays ! ! !
astrodom - 10/02/2012 à 16h15
Depuis la chute du mur de Berlin, et la fin du communismes
patounet1 - 11/02/2012 à 14h51
salut
bien envoyé ..vlan !!!
c'est, AUSSI, mon avis
abominable - 12/02/2012 à 11h06
Le 11 février 2012 - 14 h 51, patounet1 a écrit :
Depuis la chute du mur de Berlin, et la fin du communismes...
Pour être exact, on devrait dire "la fin des dictatures communistes", car le communisme dans son idéal n'a jamais vraiment pu exister jusque là
Gilbe - 13/02/2012 à 15h34
et pour demain le capitalisme poussé à lextrême (voir la Grèce), la Dictature des riches sur les pauvres. Seuls ce qui sont utiles, ou dangereux ont droit à un salaire correcte : policiers, députés (locaux et européens), membres du gouvernement, militaires ainsi que les autorités religieuses.
patounet1 - 14/02/2012 à 13h53