Opérateurs et pouvoirs publics s'affrontent autour de l'aménagement numérique
La proposition de loi des sénateurs Hervé Maurey et Philippe Leroy ne fait pas que des heureux. Le camp des opérateurs télécoms ne voit pas le texte d'un bon oeil. France Télécom a jugé les dispositions « contre-productives, même dangereuses ».
Alors que le Sénat a adopté la proposition de loi visant à assurer l'aménagement numérique du territoire, les voix s'élèvent contre les dispositions mises en place dans
le texte des sénateurs Maurey et Leroy.
La FFT attaque le texte
La Fédération Française des Télécoms estime que le texte
« constitue une remise en cause globale du cadre financier et règlementaire français pour le déploiement du très haut débit, établi en pleine conformité avec le cadre communautaire ». Dans
un communiqué publié hier sur son site,
la FFT a exprimé ses inquiétudes vis-à-vis du projet de loi.
La fédération, qui regroupe les principaux opérateurs de l'Hexagone à l'exception d'Iliad et de
Numericable,
attaque la proposition de loi sur plusieurs points. La remise en question de la répartition des interventions entre acteurs publics et privés provoquerait un
« chevauchement des investissements » avec
« des surcoûts pour l’ensemble des acteurs et en particulier pour les collectivités locales ».
Un autre point suscite la crainte de la FFT, il s'agit des sanctions possibles en cas de non-respect des engagements des opérateurs :
« En imposant un système de contraintes et de sanctions, le texte peut conduire en fait à un désengagement des opérateurs sur certaines zones du territoire. »En clair,
les opérateurs n'oseront pas investir dans certains projets de déploiement s'il existe un risque d'être pénalisé au bout du compte.
Outre le déploiement du très haut
débit, le texte s'intéresse également à la montée en
débit des accès de façon globale. Ainsi l'article 8 précise que
« tout abonné à un réseau fixe de communications électroniques doit être en mesure d'accéder à un débit minimal de 2 Mbit/s avant le 31 décembre 2013 et 8 Mbit/s avant le 31 décembre 2015 ». Ce type de mesure devrait inciter les opérateurs à se pencher sur les solutions de montée en
débit notamment en agissant au niveau du sous-
répartiteur.
La FFT n'est pas enthousiaste concernant ces impositions de débit « qui sont dans les faits irréalistes aux dates envisagées et qui viendraient en fait pénaliser le déploiement de la fibre optique. »
Source : DegroupNews
dgfu6578 - 15/02/2012 à 16h28
Le montant de l'abonnement fonction de la longueur de ligne et du cout de réalisation de l'accès ?
billfouine - 15/02/2012 à 17h17
Mais si déjà tous les NRA étaient reliés à la fibre pour permettre aux lignes d'être éligibles à l'ADSL Max/Adsl 2+, on ferait un grand pas en avant !
On va rapidement arriver à une situation où les zones très denses auront des débits largement supérieurs à 100 mégas et aux zones peu denses où les débits plafonnent à 2 mega, même avec des lignes pouvant supporter bien plus !
A quand une stratégie claire et bien définie qui ne cesse de changer tous les quatre matins !
esteban - 15/02/2012 à 18h19
La remise en question de la répartition des interventions entre acteurs publics et privés provoquerait un « chevauchement des investissements » avec « des surcoûts pour l?ensemble des acteurs et en particulier pour les collectivités locales ».
Ils se foutent de la gueule du monde c'est incroyable!
Que font-ils dans les zones denses? Ils tirent leurs réseaux en parallèle, si c'est pas un chevauchement des investissements, qu'est-ce?
Morale de l'histoire : ne faites pas comme Free, nannoncez que ce que vous pouvez vraiment réaliser.
On en parle pas assez, mais ca va pas fort côté illiad pour terminer le déploiement horizontal sur l'Ile de France.
Outre le déploiement du très haut débit, le texte s'intéresse également à la montée en débit des accès de façon globale. Ainsi l'article 8 précise que « tout abonné à un réseau fixe de communications électroniques doit être en mesure d'accéder à un débit minimal de 2 Mbit/s avant le 31 décembre 2013 et 8 Mbit/s avant le 31 décembre 2015 ». Ce type de mesure devrait inciter les opérateurs à se pencher sur les solutions de montée en débit notamment en agissant au niveau du sous-répartiteur. La FFT n'est pas enthousiaste concernant ces impositions de débit « qui sont dans les faits irréalistes aux dates envisagées et qui viendraient en fait pénaliser le déploiement de la fibre optique. »
Ce qui me fait peur, c'est comment va se faire cette monté en débit?
On tire 5 fibres pour 5 prestataires au niveau du SR ou on tire une fibre unique jusqu'au NRA parce qu'on a, au contre air, pas assez d'argent pour terminer le GC?
Qui a vu un cadre juridique stabilisé? L'Etat a joué les couilles-molles à tour de bras et tout le monde fait comme bon lui semble. C'est super stable, bravo!
Le 15 février 2012 - 17 h 17, billfouine a écrit :
La loi prévoit la péréquation des couts ?
Le montant de l'abonnement fonction de la longueur de ligne et du cout de réalisation de l'accès ?
Ah voila une vraie bonne idée
fanfouer - 15/02/2012 à 18h39
Le 15 février 2012 - 17 h 17, billfouine a écrit :
La loi prévoit la péréquation des couts ?
Le montant de l'abonnement fonction de la longueur de ligne et du cout de réalisation de l'accès ?
C'est un peu plus vicelard actuellement: avec l'ADSL, les abonnements sont les mêmes, quelle que soit la distance (*), alors que le service se réduit avec la distance. Et si on évoque les non-dégroupés, c'est double peine... C'est pas prévu dans la loi, effectivement, mais la réalité est là!
Et quand on évoque les "non-dégroupables", perdus dans des petits NRAs qui n'intéressent personne...
(*) certains dégropupés peuvent ne pas prendre l'option TV chez certains fournisseurs, ils sont "un peu moins punis" tarifairement?!?.
dgfu6578 - 15/02/2012 à 19h57