L'UFC-Que Choisir dénonce les assurances de téléphones mobiles
L'UFC-Que Choisir vient de publier une enquête accablante pour les assurances proposées par les distributeurs lors de la vente de téléphones mobiles. D'après l'association de consommateurs, les prix de ces produits sont exorbitants pour une protection très parcellaire. Elle demande donc que ces pratiques soient davantage encadrées.
Après avoir reçu de nombreuses plaintes de consommateurs, l'UFC-Que Choisir a décidé de se pencher sur
les assurances proposées lors de la vente de téléphones mobiles. Et le résultat de l'enquête menée par l'association est accablant.
Il apparaît en effet que
les prix de ces assurances, qui peuvent varier entre 30 à 200 €/an et qui sont artificiellement gonflés par le jeu des commissions versées aux intermédiaires, sont exorbitants en regard des protections réellement offertes.
La liste des exclusions, souvent non communiquée au consommateur avant la souscription, est excessivement longue.
Ainsi, l'UFC-Que Choisir rapporte que «
les pannes et les pertes sont très rarement garanties, et seulement pour les contrats les plus chers. Les accidents sont couverts, mais uniquement dans les cas de phénomènes extérieurs entrainant l'accident, par exemple si le client a été bousculé, ce qui limite fortement la couverture réelle des dommages. L'assurance intégrale des vols est quasiment inexistante : seuls les vols caractérisés (avec violence) sont bien couverts, dans tous les autres cas – vol à la tire, vol par introduction clandestine, vol à la sauvette – la couverture est bien plus aléatoire et la procédure peut complexifier, quand il est possible, le remboursement ».
Enfin,
le statut particulier de ces assurances, dites « de groupe », rend plus complexe leur résiliation, puisqu'elles n'entrent pas dans le dispositif de la loi Chatel, favorable aux consommateurs.
Au final, l'UFC-Que Choisir demande à ce que soient mis en place
un droit de rétractation pour le consommateur,
une meilleure information autour des exclusions avant la souscription et l'obligation pour le vendeur
de mentionner la commission perçue. En outre, l'association réclame également que
la résiliation soit assouplie, avec la possibilité de mettre fin au contrat à tout moment au bout d'un an d'ancienneté. La balle est désormais dans le camp des pouvoirs publics.
billfouine - 19/12/2012 à 11h19