France Télécom n'aime pas la régulation
Brève rédigée le 21/08/2006 à 13h34 par Patrick E.
Selon le journal
Les Echos,
France Télécom voit d’un très mauvais œil l’idée d’une régulation de son réseau en fibres optiques, du moins à ce stade de son déploiement.
Ceci est la réponse à la consultation qu’avait lancée
François Loos, ministre délégué à l’industrie au printemps dernier (
Voir info ici).
Cette enquête doit à terme déboucher sur «
un plan d’action en faveur du déploiement du très haut débit » dans le pays. A noter que
France Télécom dispose d’un plan d’équipement
FTTH (Fiber to the home, ou fibre optique à domicile) actuellement en test.
«
Au stade actuel du développement du très haut débit, celui-ci ne doit pas être régulé, écrit l'opérateur historique. Une intervention au niveau législatif ou réglementaire serait prématurée. [...] Il est important que les pouvoirs publics français n'étendent pas la réglementation aux nouveaux réseaux ».
Paul Champsaur, président de l'
Arcep lors des journées de l'
Idate à Montpellier explique «
un scénario de développement de fibre dont les modalités conduiraient, de droit ou de fait, à une re-monopolisation du marché du haut débit professionnel, ne serait pas conforme aux objectifs fondamentaux de la régulation. A moyen terme, tant les entreprises individuellement que la compétitivité de la France dans son ensemble, en paieraient le prix. Pour la clientèle résidentielle, le marché semble nettement moins mûr ».
L'
Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a adressé voilà quelques jours une note au ministère de l'Economie. L’Autorité recommande d’ouvrir le génie civil de FT à la concurrence, compte tenu du coût d'un réseau de fibres optiques (construction de tranchées et la pose de gaines ou de
fourreaux). «
En tant qu'opérateur historique, France Télécom a hérité de plusieurs centaines de milliers de kilomètres de génie civil et donc, potentiellement, de fourreaux disponibles pour un déploiement d'un nouveau réseau jusqu'à l'abonné ».
De son côté, l’association des opérateurs alternatifs
Aforst, renchérit : «
il serait économiquement absurde de dupliquer sur un même territoire cet investissement qui, du reste, ne pourrait pas être amorti à des tarifs abordables pour le consommateur. La mutualisation du réseau dans sa partie passive, c’est-à-dire génie civil ou fibres noires, est donc clef. Le support de cette mutualisation peut être les infrastructures de collectivités et, plus généralement, l’utilisation des infrastructures passives de France Télécom, dans des conditions, qui, tout en ne pénalisant pas ses efforts d’investissement, permettent aux opérateurs tiers d’investir dans les équipements actifs des réseaux et de développer leurs propres offres. »
tails - 21/08/2006 à 14h22
Et malheuresement dans les Telecoms c'est les seuls qui peuvent faire ce genre de revolution chez nous
groumf - 21/08/2006 à 14h41
jchris38 - 21/08/2006 à 15h00
Oliver123 - 21/08/2006 à 15h03
On a pas tous les moyens d'y mettre 60 ou plus
the_chiss - 21/08/2006 à 15h07