DegroupNews se déplace chez Alice (1ère partie)
Dossier rédigé par Sylvain G.
L'accueil, la salle de dégroupage
Le 23/08/07 10h00
Martial Delpuech, le Directeur communication d’
Alice nous accueille dans les locaux de
Telecom Italia France. Il nous explique succinctement le déroulement de la journée et nous voilà, cinq minutes plus tard, dans les embouteillages, en route pour la salle de
dégroupage.
Après trente minutes de circulation parisienne, nous arrivons enfin à destination. L’entrée est plutôt discrète, si ce n’est le panneau « salle de
dégroupage ». Protégé par un système de badges d'identification, l'accès est très règlementé.
La structure
Nous sommes dans une salle de
dégroupage séparée physiquement des infrastructures
France Telecom. Ce genre de salles, que l’on trouvait au tout début du
dégroupage possède un accès, une climatisation et une alimentation électrique autonome, fournis et facturés par FT.
Il existe environ 130 salles de ce type en France et ce nombre ne changera probablement plus,
France Telecom préférant désormais aménager des espaces dédiés aux opérateurs alternatifs au sein de ses propres locaux afin de gagner en place et en coûts (un seul accès, une seule climatisation, une seul alimentation générale…).
Le coût lié à la présence d’un opérateur alternatif dans une salle de
dégroupage rapporté à un abonné se situe aux alentours de 2 euros. L’énergie est facturée par
France Telecom en fonction de la consommation constatée par les équipements de l’opérateur alternatif.
Le cas du NRA outdoor (baie extérieure au répartiteur
S’il n’y a plus de place dans le NRA, l’opérateur alternatif peut passer par un « NRA outdoor ». Situées sur le site ou en limite du site de France Télécom, ces baies extérieures contiennent les DSLAM de l'opérateur et permettent de se passer d'une salle de dégroupage. Alice dispose de 50 à 60 installations de ce type, provenant en grande partie des délégations de service public, du type Net27, projet d’aménagement numérique du département de l’Eure.
Le fonctionnement
Chaque ligne dégroupée par l’opérateur alternatif fait l’objet d’un
renvoi depuis le répartiteur principal (équipement
France Telecom où sont raccordées toutes les lignes téléphoniques). Ces renvois se présentent sous la forme de câbles qui sont acheminés vers la salle de
dégroupage.
Ces câbles sont constitués de paires cuivrées, matérialisant chacune un abonné
ADSL dégroupé.
Ces paires cuivrées sont ensuite raccordées sur des plots (également cuivrés). Les raccords sont de deux types :
- Wrappé, où le câble est enroulé autour d’un picot. Lent à mettre en place, ce protocole assez ancien garanti la meilleure connectivité.
- La barrette « Pouyet » est un dispositif permettant de raccorder en peu de temps un grand nombre de lignes.
Ces plots représentent physiquement la séparation entre l’opérateur alternatif et
France Telecom
Les lignes dégroupées partent alors vers le
DSLAM via un
câble 128 paires cuivrées (pour
Telecom Italia France).
Le
DSLAM est alimenté en énergie par
France Telecom, et en bande passante par un BAS (Broadband Access Server) de l’opérateur alternatif.
Le signal est amené par
fibre optique et chaque
DSLAM dispose d’un
débit de
1 Gb/s.
Une fois l’abonné raccordé physiquement au
DSLAM et authentifié par l’opérateur, la connexion
ADSL est fonctionnelle.
Les DSLAM Alice
Les armoires métalliques (baies) de
Telecom Italia France contiennent chacune 3
DSLAM. Nous pourrons voir ceux-ci en détail (et démontés !) lors de notre visite au centre d’
hébergement.
Nos impressions
Hormis le bruit et la chaleur se dégageant des équipements, il faut bien dire que le nombre de paires cuivrées est impressionnant : plus de
30 000 dans cette salle ! C'est un nombre « moyen » pour un
NRA parisien dimensionné pour raccorder plus de 50 000 lignes téléphoniques. Face à cet immense « mur de cuivre», il faut bien avouer que l’on peut comprendre qu’il y ait parfois des problèmes de raccordement, ceux-ci étant effectués à la main par les techniciens.
Nous ressortons, le déjeuner sera pris dans un restaurant à proximité du NOC.