Le rapport Olivennes : un danger pour la culture ?
Dossier rédigé par Charles P.
Hypocrisie
Hypocrisie. Voici le terme qui pourrait résumer tout le battage fait autour de la remise de ce rapport par Denis Olivennes, PDG de la FNAC. Signé en grandes pompes par le PDG de la France, M.
Nicolas Sarkozy, accompagné de sa Cour (Pascal Nègre, Christian Clavier, Jean Reno, Patrick Bruel…), cet accord mérite une lecture plus qu'attentive.
Pour rappel,
Denis Olivennes fut chargé par
Christine Albanel, Ministre de la Culture, et par
Christine Lagarde, Ministre de l'Economie, de trouver des pistes pour la lutte contre le téléchargement illégal. Entre répression des pirates et perspectives de développement du téléchargement légal, tout était à construire. On aurait aimé voir apparaître des réflexions audacieuses autour de nouveaux modes de consommation de musique, et de culture en général. Mais la Commission, dirigée par
Denis Olivennes, en a dédidé autremement :
on garde les même modes de production, de promotion et de distribution mais on santionne l'internaute.
Pour dresser un rapide panorama, l'industrie culturelle subit une mutation importante, et surtout, non voulue par les puissances qui la contrôlent. Ces puissances ne sont pas les artistes, mais les grandes maisons de production, dont l'omniprésente
Universal Music.
Bien évidemment, il s'agit au départ d'une affaire d'argent. Les grands groupes de production et de distribution ont établi un modèle de fonctionnement qui leur permet de s'enrichir grassement à moindre frais depuis les années 80. Comment ? En établissant un réseau tentaculaire à travers les sphères médiatiques (radios libres, plateaux de télévision…). Par ce biais, ils peuvent contrôler la demande par rapport à ce qu'ils ont à offrir. Seulement, le développement d'Internet a changé tout cela.