Bouygues Telecom nous ouvre ses portes
Reportage rédigé par Charles Pietri
Visite de la maquette : les salles des machines
Nous avons donc été invités au Plessis-Robinson où
Bouygues Telecom a installé ses locaux techniques consacrés à l'activité réseau. Après un interminable périple en taxi, nous sommes arrivés à bon port, impatients de découvrir la première étape de cette journée : la visite de la maquette des réseaux mobile et fixe. Rares sont les personnes extérieures ayant pu accéder à cette infrastructure, mais nos guides ne sont avares de détails et toutes nos questions ont trouvé réponses.
Afin de tester la compatibilité des différents terminaux ou les services à mettre en place sur son réseau,
Bouygues Telecom s'est équipé d'une copie à échelle réduite de son réseau.
Cette impressionnante maquette a été constituée au fil des années depuis 1995. En plus de la partie mobile, une nouvelle maquette dédiée à l'activité fixe a été construite permettant à l'opérateur de
recréer un backbone et une boucle locale afin de tester et de valider chaque étape de développement avant le passage en production.
Les salles des machines
Concernant la partie mobile, l'opérateur s'est équipé de matériels équivalents à ce qu'on trouve sur son réseau. Toutefois,
la maquette bénéficie en plus d'un système de brassage permettant aux différents testeurs de configurer le réseau suivant leurs besoins. Ainsi, chacune des onze salles de tests desservies par cette maquette peut choisir le type de signal à tester (2G ou
3G) ainsi que l'équipement (Alcatel-Lucent, Ericsson, Nortel ou Nokia Siemens Network).
Les salles des machines de cette maquette contiennent les gros équipements du réseau. On y retrouve évidemment ces grosses armoires que sont les baies radios. La BTS présente dans la maquette permet de tester la compatibilité du réseau avec différents terminaux mais elle permet également de vérifier la bonne marche de la partie radio lors des phases d'évolution du réseau.
Cette maquette sert de réseau de préproduction pour les équipements et de réseau de test des mises à jour avant la diffusion sur les sites de production. Elle est également composée d'un HLR, de liaisons radio par faisceau hertzien pour pouvoir procéder à des validations sur tous les éléments de la chaîne.
Pour ce qui est du réseau fixe, la maquette est équipée de plusieurs
DSLAM organisés en deux chaînes : une stable et une qui sert de chaîne de validation. On retrouve les
Alcatel-Lucent Stinger FS+ qui équipaient le réseau
Club-Internet. Ces
DSLAM contiennent aussi bien des cartes
ADSL (72 ports) que des cartes SDSL (48 ports). La maquette comprend également une extension dédiée à Axione (du groupe ETDE, filiale du groupe Bouygues) pour procéder à des tests sur ses équipements.
Afin de tester la fiabilité de son réseau,
Bouygues Telecom possède des
générateurs de trafic IXIA qui injectent de la charge dans le réseau et, grâce à des sondes, vérifie si les
DSLAM, les plateformes de services et le
backbone tiennent le choc.
Cette maquette dispose également de
simulateurs de ligne Spirent DLS. Avant de lancer de nouveaux services en production,
Bouygues Telecom peut tester leur seuil d'éligibilité grâce à l'injection de bruit permettant de vérifier l'intégrité du signal sur différentes longueurs de ligne.
Si les
DSLAM et la
boucle locale de la maquette fixe se trouvent sur le site de Columbia,
le backbone et les plateformes de service sont situées à un autre endroit, le site Zipec. Ces deux parties de la maquette sont reliées par liaison optique en DWDM (longueur d'onde multiplexée), technologie permettant d'augmenter la bande passante sur une portion de fibre.
Pour la partie mobile, l'ensemble de la maquette est présente ici,
les équipements des salles des machines étant reliés aux différents laboratoires et salles de tests que nous allons découvrir sans plus attendre.