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La Bbox est la benjamine des box Internet. Si l’offre de Bouygues est intéressante grâce aux appels vers mobiles, qu’en est-il du modem-routeur fourni par l’opérateur ?

L’offre Bbox a su provoquer un joli buzz l’été dernier avant son lancement en automne. Toutefois, ses premiers mois de commercialisation se sont déroulés dans une grande discrétion. Mais cela nous a laissé le temps d’étudier les capacités de cette box tout droit sortie de chez Thomson.

Boîte de la Bbox

Après un test sans concession de la Livebox, c’est au tour de la Bbox de franchir les portes de notre laboratoire. Comment se comporte l’interface d’administration ? Quelles sont les possibilités de ce modem-routeur ? Cette box est-elle fiable en termes de débits ? Autant de questions qui trouveront leurs réponses dans les pages suivantes.
Le modem-routeur est livré dans un emballage aux couleurs de Bouygues Telecom, rappelant le ciel bleu des spots publicitaires. Une fois l’ensemble du matériel déballé, nous nous retrouvons donc avec :

Deballage de la Bbox

  • Le modem-routeur Bbox de Thomson
  • Un bloc d’alimentation
  • Un câble Ethernet RJ45 (embouts jaunes)
  • Un adaptateur téléphonique au format RJ11 (embout vert)
  • Un cordon ADSL RJ11 (embouts gris)
  • Un filtre ADSL
  • Un coffret d’installation comprenant un CD et diverses documentations
  • Une étiquette contenant les informations nécessaires à une connexion sans fil

Tout est donc fourni pour se connecter rapidement et facilement. Il suffit donc de raccorder chaque câble à sa prise correspondante en respectant les codes couleurs. Dans le cas d’une connexion sans fil, les données requises se trouvent sur la face inférieure de la box. L’étiquette autocollante supplémentaire trouve donc toute son utilité quand l’ordinateur d’installation est dans une pièce différente de la box. Ce genre d’attention est suffisamment rare pour être remarquée, un bon point pour Bouygues Telecom.

Illustration d'installation de la Bbox

Mais regardons de plus près la connectique disponible sur la Bbox pour avoir une première idée des possibilités de ce modem-routeur. Sur la face arrière du modem-routeur, nous trouvons donc :

Connectique de la Bbox

  • Un bouton Reset pour réinitialiser la box
  • Une prise ADSL grise au format RJ11
  • Deux connecteurs RJ11 verts pour la téléphonie VoIP (toutefois le guide d’installation nous prévient que seule la prise 1 est activée pour l’instant)
  • Un port USB hôte pour y raccorder un périphérique à partager en réseau (imprimante, stockage…)
  • Quatre ports Ethernet jaunes permettant de connecter plusieurs ordinateurs (le port ETH4 sert également à raccorder le décodeur TV)
  • Un interrupteur marche/arrêt pour allumer et éteindre la box
  • Une prise pour brancher le bloc d’alimentation

Sur le côté gauche de la Bbox, nous trouvons un deuxième port USB. La face avant abrite un bouton d’appairage Wi-Fi, facilitant la connexion sans fil des équipements.

Bouton d'appairage Wi-fi

Les diodes d’état des services de la Bbox sont situées sur la face supérieure du modem. Nous retrouvons les voyants suivants :

Diodes de la Bbox

  • Le voyant d’alimentation
  • La diode d’activité Ethernet
  • Un voyant concernant les ports USB
  • Une diode consacrée à l’activité du Wi-Fi
  • Deux diodes pour les prises TEL1 et TEL2
  • Un voyant de synchronisation ADSL
  • Une diode pour l’état du service Internet

Tout est donc facilité pour trouver rapidement ses repères. L’étape de connexion de la Bbox prend moins d’une dizaine de minutes, il suffit de se fier au code couleur des différents câbles. Une fois branchée, la Bbox démarre, et nous pouvons passer aux choses sérieuses : la découverte de l’interface d’administration. La Bbox est livrée avec un CD d’installation permettant d’automatiser le processus de configuration de l’accès à Internet. Via différents menus, il est possible de choisir une installation par Wi-Fi, Ethernet ou CPL. Nous ne nous attarderons pas sur cette procédure très simple et expliquée en détails dans le guide d’installation livré avec la Bbox.

Le Bbox est reconnue automatiquement sur le réseau de l’opérateur. Pas d’identifiant à entrer dans l’ordinateur, tout se fait sans la moindre intervention humaine. Pour se connecter manuellement en passant par une liaison Wi-Fi, il suffit de lancer la détection réseau et de repérer le SSID de votre Bbox (indiqué sous le modem ou sur l’étiquette supplémentaire), d’entrer la clé de sécurité par défaut et le tour est joué.

Détection de la Bbox en Wi-Fi

Ensuite pour paramétrer la Bbox, il suffit d’entrer dans son navigateur l’adresse suivante http://gestionbbox.lan (plus facile à retenir que l’adresse IP 192.168.1.254 attribuée à la box). Nous arrivons donc sur le seuil de l’interface d’administration.

Le firmware testé est le 8.1.B.F, dernière version disponible à ce jour. L’interface adopte un style épuré et reste dans les ton bleus chers à la marque. Un menu à gauche permet de naviguer parmi les différentes rubriques disponibles, celles-ci sont reprises au centre de l’écran avec des grandes icônes mais dans un ordre différent. Une petite erreur qui nuit à la finition de l’ensemble.

Accueil

Détail important : aucune identification n’est nécessaire pour naviguer dans l’interface. Il faudra cliquer sur Mode expert à gauche pour entrer les identifiants d’utilisateur et ainsi pouvoir configurer la box. Soyez donc prévenus, les options de configuration ne sont disponibles que si vous passez par le mode expert. Par défaut ce mode est accessible en renseignant « admin » dans les champs utilisateur et mot de passe.

Accueil Expert

Ceci est assez gênant car, au premier abord, on se retrouve avec une interface purement informative sans qu’aucune modification ne puisse être faite au niveau des services ou des outils de la box. En mode normal, les onglets de configuration n’apparaissent à aucun moment, on ne sait donc même pas ce qui est modifiable. Tous les essais auxquels nous avons procédés ont donc été effectués en mode expert.

Maintenant que ce point a été éclairci, plongeons-nous dans la première partie de cette interface, celle consacrée à la Bbox et Internet. Cette partie est consacrée à la Bbox et à la connexion ADSL. Une première page générale nous donne accès à quelques informations et des raccourcis vers des fonctions comme redémarrer la box ou restaurer les paramètres d’usine. Un des liens permet également de tester la connectivité mais nous y reviendrons plus tard.

Bbox et Internet

Il faudra se rendre sur l’onglet « Informations » pour obtenir une page à peu près similaire mais dévoilant quelques données supplémentaires.

Bbox et Internet : informations

Malgré un nom trompeur, la page « Configuration » n’est qu’une page informative donnant le nom du service fourni par la box ou l’adresse du serveur ntp ainsi que le fuseau horaire. Les choix proposés sont les mêmes que ceux des pages précédentes, à savoir redémarrer la box ou remettre les réglages par défaut.

Bbox et Internet : configuration

La partie « Connexion ADSL » nous renseigne sur les caractéristiques de la ligne et de la synchronisation de la connexion. Ici encore c’est une page purement informative à laquelle nous avons affaire.

Bbox et Internet : ADSL

En bas de la page, le lien « Afficher les informations sur les services Internet » renvoie seulement à la partie « Internet » du menu de gauche. Il s’agit d’une simple répétition de lien et non d’une page supplémentaire. Cette dernière partie de la rubrique « Bbox et Internet » nous délivre quelques informations relatives au mode ADSL, l’adresse IP ou le volume de données échangées depuis le début de la connexion active.

Bbox et Internet : Internet

Cette première partie consacrée à la connexion est plutôt maigre. On reste sur notre faim devant l’absence d’informations liées aux serveurs DNS ou d’un bouton « Imprimer » à l’instar de l’interface de la Livebox. Seule une partie « Contrôler la connectivité à Internet » permet de récolter des informations supplémentaires, mais le résultat est décevant.

Bbox et Internet : test

Pas de quoi affoler un internaute aguerri si ce n’est pour déceler à quel niveau se situe le problème en cas de dysfonctionnement. Après une partie consacrée à la connexion externe de la Bbox, la suite de l’interface nous amène à nous intéresser au réseau domestique. La partie consacrée au réseau à domicile va nous permettre de configurer les accès des différents postes mais également de mettre au point l’accès sans fil de la Bbox. La page d’accueil de cette rubrique nous liste les différents équipements connectés au modem-routeur.

Bbox : réseau local

En cliquant sur « Périphériques », nous arrivons sur une page contenant la liste des périphériques détectés sur le réseau local :

Bbox : réseau local - présentation des périphériques

Il faut cliquer sur « Configurer » en haut à droite pour voir apparaître deux boutons Editer et Supprimer dans cette liste :

Bbox : réseau local - configuration des périphériques

On se demande pourquoi les liens ne sont pas présents dès la première page, ce qui aurait évité des manipulations inutiles. Devoir cliquer sur un lien « Configurer » pour voir apparaître un bouton « Editer » afin de pouvoir cliquer dessus ensuite pour se rendre sur la page d’édition du périphérique… Ce n’est pas un modèle d’ergonomie.

En cliquant sur notre poste Asus-Portable, nous arrivons sur la page de configuration réseau du périphérique en question :

Bbox : réseau local - configuration d'un poste

Détecté en tant que « Périphérique générique », il est possible de changer son type grâce au menu déroulant. Voilà qui facilite l’identification des équipements sur le réseau. On peut également spécifier de toujours attribuer la même adresse IP au périphérique. Enfin, on peut établir des règles de partage de connexion pour plusieurs applications. Une liste de programmes préconfigurés sont déjà disponibles dans le menu déroulant, il suffit donc d’en sélectionner un pour ajouter la règle de partage en question.

Bbox : réseau local - configuration d'application

La configuration des périphériques du réseau local est donc assez aisée. Il manque toutefois un mode de tri par connectique (Ethernet, Wi-Fi…), par usage (jeux, mobile, stockage…) ou par pièce (bureau, salon…) afin de faciliter la classification des périphériques de la maison. Paramètre de plus en plus important avec l’arrivée des netbooks, des consoles communicantes et autres périphériques Wi-Fi, la connexion sans fil est également ce qui demande le plus de prudence. La sécurisation de son accès sans fil est primordial pour éviter tout piratage de la connexion par des êtres malveillants.

La page d’accueil de la partie consacrée au Wi-Fi nous délivre diverses informations sur l’activation du réseau sans fil, son identité (SSID) ou encore son type de cryptage. Ces précieuses informations sont clairement agencées, permettant de voir ces données importantes en un seul coup d’oeil :

Bbox : réseau local - présentation de la connexion Wi-Fi

En cliquant sur le lien « Détails », on retrouve les mêmes renseignements mais quelques informations supplémentaires nous sont délivrées (canal, clé de sécurité…).

Bbox : réseau local - détails de la connexion Wi-Fi

On se demande encore une fois pourquoi Bouygues n’a pas regroupé ces informations sur une seule page plutôt que d’avoir joué la carte de la redondance. Une seule page de présentation détaillée aurait suffit et évité des manipulations supplémentaires.

Le lien suivant nous propose de configurer l’accès sans fil de la Bbox. On se retrouve face à une page de configuration habituelle où les différents champs permettent de paramétrer le nom du réseau, son interface, son canal ou sa sécurité.

Bbox : réseau local - configuration du Wi-Fi

La Bbox est compatible avec le Wi-Fi b et g. Pas de mode n à l’horizon pour le moment, il apparaîtra peut-être lors d’une prochaine mise à jour une fois que le Wi-Fi n aura été normalisé.

Bbox : réseau local - configuration du mode Wi-Fi

Dans la partie consacrée à la sécurité, la première chose qui nous interpelle est le mélange entre français et anglais. Visiblement, il y a eu quelques oublis lors de la traduction de l’interface. Ainsi on trouve « Broadcast Network Name » au lieu de « Diffuser le nom du réseau », même chose pour « Encryption » à la place de « Cryptage ». Bref, des détails qui nuisent encore une fois à la finition de l’ensemble.

Bbox : réseau local - configuration du cryptage Wi-Fi

Nous avons également le choix du mode d’inclusion de nouveaux périphériques dans le réseau sans fil grâce à un menu déroulant. Les derniers choix concernent le cryptage du réseau sans fil, on peut spécifier le type de cryptage et changer la clé. Pour rappel, il vaut mieux éviter le WEP et passer en WPA-PSK si des périphériques le permettent, et le meilleur choix reste le WPA2 (par rapport au WPA) en matière de sécurité du réseau.

Bbox : réseau local - configuration de la clé de cryptage Wi-Fi

Le constat est plutôt mitigé. Nous avons l’impression de nous retrouver face à une box pleine de possibilités mais qui est handicapée par une interface confuse et peu optimisée.

La box étant relativement récente, Bouygues Telecom aurait pu s’inspirer des solutions déjà existantes pour développer une interface d’administration plus en phase avec les utilisateurs d’aujourd’hui. Les redondances d’informations de certaines pages, l’oubli de certaines traductions sont probablement des erreurs de jeunesse que l’opérateur s’empressera de corriger lors d’une prochaine mise à jour du firmware de la Bbox.

Il faut dire qu’avec ses quatre ports Ethernet, ses prises USB, nous sentons que cette box pourrait être une alliée de choix en ce qui concerne l’évolution des usages et la diversité des outils à disposition. Passons d’ailleurs à l’étape suivante de l’interface d’administration : la fameuse boîte à outils.Sous le nom de « Boîte à outils », l’interface d’administration renferme tout ce qui a trait à la personnalisation des services. Que ce soit le pare-feu, le partage de fichiers ou le paramétrage de DNS dynamique, c’est dans cette partie qu’il faudra configurer tout cela.

Bbox : boîte à outils

Encore une fois, l’ordre entre le menu de gauche et les icônes au centre n’est pas respecté, ce qui nuit à la lisibilité des catégories disponibles. Explorons donc cette boîte, dans l’ordre du menu principal, pour voir si les outils mis à disposition sont complets et efficaces.Cette partie permet de définir des règles de partage pour différentes applications. En fait, il s’agit de la même fonction que l’ajout de règle dans la partie consacrée au réseau local si ce n’est qu’ici, on privilégie le côté logiciel par rapport au côté réseau matériel.

Bbox : boîte à outils - partage d'applications

La configuration des programmes s’effectue de la même manière. On voit ici que la box assure une compatibilité UpnP et qu’elle permet d’entrer de nouvelles applications dans sa liste.

Bbox : boîte à outils - partage d'applications

En cliquant sur le lien de création d’une nouvelle application, nous arrivons sur une page nous permettant de choisir entre le partage de règles prédéfinies avec une nouvelle application ou le paramétrage manuel de nouvelles règles. La page consacrée à la création de nouvelles règles contient les champs habituels comme la définition de procotole et de plages de ports.

Bbox : boîte à outils - partage d'applications

Autant le dire tout de suite, la configuration du pare-feu est le gros point noir de la Bbox. Si l’utilisateur moyen n’ira pas explorer cette zone étrange, l’internaute avancé voudra probablement adapter le pare-feu de la box à ses besoins de sécurité. D’ordinaire, peu de connaissances suffisent pour paramétrer un pare-feu à un niveau personnalisé mais dans le cas de la Bbox, la manoeuvre est plus délicate.

Bbox : boîte à outils - pare-feu

Nous avons donc une première page de présentation permettant de voir le détail de la configuration en cliquant sur le lien « Détails ». Nous commençons à avoir l’habitude de l’affichage d’information progressif avec cette box.

Bbox : boîte à outils - pare-feu

Les détails se transforment en résumé tant les informations délivrées sont succinctes. La page nous invite à cliquer sur « Edit » (encore un oubli de traduction) ou sur « Ajouter » pour modifier les paramètres, mais aucune trace des boutons cités sur la page. Nous cliquons donc sur « Configurer ». Comme à l’habitude, cela va juste faire apparaître un bouton « Editer » qui était caché, il faudra ensuite cliquer dessus pour se rendre sur la page de configuration.

Bbox : boîte à outils - pare-feu

La page de configuration des règles de pare-feu contient les champs habituels permettant de définir des actions suivant les ports et les adresses concernés.

Bbox : boîte à outils - pare-feu

Malheureusement les listes de choix proposés s’avèrent incompréhensibles pour l’internaute lambda. Même notre administrateur système a eu du mal à cerner la signification des différents choix d’adresse source. Il faut avouer que « mdap_ip », « stb » ou « 224.0.0.0/4 » ne sont pas des plus limpides.

Bbox : boîte à outils - pare-feu

La liste des interfaces ou des services nécessitent également d’avoir des connaissances approfondies en la matière. Bref, il faut être un super expert. Et si vous avez l’idée de consulter l’aide à ce sujet en cliquant sur le bouton situé à droite de l’interface, vous serez accueilli par cette page mystérieuse :

Bbox : boîte à outils - pare-feu

Vous l’aurez compris, il faudra se contenter de laisser le pare-feu sur Standard pour éviter les mauvaises manipulations. On aurait aimé avoir d’autres niveaux prédéfinis comme « Elevé » ou « Faible » permettant de mieux s’adapter aux besoins de la connexion, espérons qu’une prochaine mise à jour rectifiera le tir. Cette partie de la boîte à outils va nous permettre de gérer le partage de ressources sur notre réseau local. Les différentes options proposent de partager des fichiers au sein d’un groupe de travail ou de basculer vers un serveur FTP.

Bbox : boîte à outils - partage de fichiers

Cette partie permet également d’utiliser le port USB hôte de la box. Contrairement au pare-feu, la configuration de ce service est simplifié au maximum. La clé USB que nous avons insérée est immédiatement reconnue par l’interface d’administration.

Bbox : boîte à outils - partage de fichiers

La configuration de ce service est relativement simple. Soit on laisse le périphérique de stockage tel quel, soit on demande à la box de « manager » la partition. Dans le dernier cas, plusieurs répertoires seront créés sur la partition.

L’accès au contenus de ce périphérique de stockage est simple. Notre clé apparaît dans l’explorateur de fichiers dans la partie « Réseau » :

Bbox : boîte à outils - partage de fichiers

La prise en charge de contenus externes par la Bbox est donc relativement réussie. La box pourra devenir un petit serveur de fichiers domestiques afin de partager musique, photos et vidéos sur l’ensemble des postes de la maison. Nous regroupons ces deux parties au sein d’une même page. Il n’y a pas grand chose à dire sur ces deux fonctions, l’une servant à gérer une webcam IP, l’autre donnant des informations sur la VoIP.

Bbox : Boîte à outils - Webcams

Pas de notification majeure en ce qui concerne la partie Webcam. La page consacrée à la téléphonie permet, quant à elle, de vérifier l’activation et le fonctionnement des deux prises téléphoniques de la box.

Bbox : boîte à outils - telephonie

La page dédiée à la VoIP n’apporte pas d’information cruciale. Nous aurions aimé voir le numéro de la ligne, des renseignements plus techniques (protocole utilisé) ou un lien direct vers l’état du compte.
La mise en place d’un DNS dynamique est idéale quand on héberge un serveur web à domicile. Cela permet d’utiliser un nom de domaine fixe qui pointera automatiquement vers la bonne adresse IP (même après renouvellement de celle-ci).

Bbox : boîte à outils - DNS dynamique

Il faut souscrire à un service de DNS dynamique avant de mettre en route cette fonctionnalité. Il suffit ensuite d’activer le service sur la box et de configurer les différents paramètres dans l’interface d’administration via la page « Configurer » :

Bbox : boîte à outils - DNS dynamique

Il y a simplement à entrer les informations fournies par le service que vous avez choisi (dyndns, statdns ou autre) et la Bbox se chargera du reste. La box permet également de gérer plusieurs hôtes et plusieurs interfaces.

Le modem-routeur remplit parfaitement son rôle de ce côté-là, offrant un service complet et efficace. La partie dédiée au mot de passe porte bien son nom puisqu’elle permet de changer le mot de passe de l’utilisateur enregistré durant la session. Toutefois, l’identité « admin » ne permet pas de gérer d’autres utilisateurs. Il faut, pour cela, s’identifier via un compte root (compte ayant tous les droits), malheureusement aucune trace de ce compte sur la Bbox.

Bbox : boîte à outils - Mot de passe

La page consacrée à l’assistance à distance permet de rendre la Bbox accessible depuis l’extérieur. Il s’agit donc d’une option à activer en cas de dépannage à distance par le FAI.

Bbox : boîte à outils - assistance

La Bbox semble regorger de possibilités, le matériel est au point mais il est exploité par un firmware d’un autre âge. L’agencement des éléments de l’interface est brouillon et il est difficile de s’y retrouver entre ces multiples liens qui mènent vers une même page ou ces clics successifs juste pour faire apparaître un bouton « Editer ».

Le côté technique est au point, la prise en charge de périphériques de stockage est efficace, les possibilités de configuration sont vastes mais l’interface d’administration plombe tout cela en compliquant les tâches. On sent clairement que la box est sous-exploitée : la moindre action nécessite des séries de clics, la configuration d’outils comme le pare-feu n’est pas optimisée et souffre d’un manque d’ergonomie.

Bbox

La Bbox manque surtout cruellement de paramètres dans sa partie routeur : pas de changement d’IP de la box, pas de désactivation du DHCP ou de changement des plages d’adresses IP attribuées… Certes ce n’est pas forcément gênant pour une utilisation basique d’une box ADSL mais Bouygues Telecom devrait se dépêcher de sortir une mise à jour de son modem-routeur afin de se hisser au niveau de la concurrence en matière de gestion des services et des possibilités des box.
Comme pour notre dossier consacré à la Livebox, nous avons procédé à des tests de débits. La ligne sur laquelle nous avons testé la Bbox présente les mêmes caractéristiques que notre dossier précédent.

Informations sur la ligne Bbox

Les informations de la ligne nous annoncent un débit théorique pouvant atteindre 16 Mb/s IP en ADSL2+ soit 2058 ko/s. Nous avons procédé à des tests aussi bien via une connexion Ethernet qu’avec une liaison Wi-Fi.

L’ordinateur utilisé pour ces tests est un PC portable Asus doté d’un Core2Duo T5600, de 2 Go de RAM et équipé de Windows Vista Premium SP1 et de Firefox 3. Afin d’avoir des résultats assez complets, nous avons procédé à des tests successifs sur les deux plateformes suivantes :

  • le test de débit DegroupTest
  • le téléchargement du fichier image.iso disponible sur http://test-debit.free.fr avec le plug-in DownloadThemAll!

La Bbox indique dans l’interface d’administration avoir effectué une synchronisation ADSL à 14,145 kb/s en débit descendant (921 kb/s pour la voie montante).

Informations de synchronisation ADSL

Ceci est légèrement plus faible que ce que la ligne permet techniquement mais en contrepartie la connexion se révèle d’une stabilité exemplaire.
Les différents tests de débit que nous avons effectués montrent que la Bbox, à défaut d’être une championne de vélocité, est d’une fiabilité remarquable. Concernant les résultats obtenus avec le test de débit de DegroupTest, la box est d’une constance exemplaire. La variation entre les différents tests restent minimes puisque le seuil le plus bas est de 11 883 kb/s tandis que la pointe la plus haute se situe à 11 905 kb/s pour le débit descendant.

Test de débit DegroupTest en Ethernet

La Bbox affiche la même stabilité pour le ping (entre 51 et 54 ms) et pour la voie montante (768 à 772 kb/s). On se retrouve donc avec une amplitude très faible entre les valeurs haute et basse de chaque catégorie. Mais qu’en est-il sur la durée ?

La box se révèle aussi stable lors de nos phases de téléchargement. Le débit moyen tourne aux alentours de 1,42 Mo/s avec des variations de l’ordre de quelques centaines de ko/s.

Test de débit de téléchargement en Ethernet

Au final ces tests de téléchargements nous donnent un débit réel moyen de 11 300 kb/s environ avec quelques pointes à 11 800 kb/s mais la connexion ne descend jamais en dessous des 11 000 kb/s. La Bbox assure donc un débit d’une constance exemplaire dans le cas d’une connexion en Ethernet , mais qu’en est-il en Wi-Fi ?La Bbox se comporte aussi bien en Wi-Fi qu’en Ethernet. La puce dédiée à la connexion sans fil fait son travail de façon exemplaire. Le débit approche celui des résultats obtenus avec la liaison Ethernet.

Dans le cas du test de débit DegroupTest, on se retrouve avec des valeurs approchant celles du test précédent. La connexion oscille entre 11 794 kb/s et 11 903 kb/s pour la voie descendante.

Test de débit DegroupTest en Wi-Fi

Le ping se comporte de la même façon avec des variations minimes entre 51 et 53 ms. Quant à la voie montante, nous ne sommes jamais descendus en dessous de 772 kb/s, le maximum se situant à 776 kb/s.

Du côté des téléchargements, la connexion Wi-Fi de la Bbox s’avère également performante sur la durée. Le débit fait preuve de moins de vélocité mais les écarts sont peu importants. Sur l’ensemble de nos tests, la Bbox affiche une moyenne de 1,39 Mo/s, le point le plus bas se situant à 1,35 Mo/s et le plus haut à 1,43 Mo/s.

Test de débit de téléchargement en Wi-Fi

Le Wi-Fi s’avère donc de bonne facture sur la Bbox avec une gestion privilégiant la stabilité du signal par rapport à la vitesse.Nos conclusions vis à vis de la Bbox sont plutôt nuancées. D’un côté nous avons un modem fiable, qui bénéficie d’une bonne qualité de construction et dont les performances techniques semblent excellentes. De l’autre, nous avons une gestion logicielle qui semble totalement brider l’exploitation de ces qualités.

Pour ceux qui veulent juste brancher une box pour surfer sans avoir à modifier quoique ce soit, la Bbox est un bon choix. Elle se comporte de façon exemplaire pour ce qui est de la stabilité de la connexion sans aucun besoin de paramétrage. Le bouton d’appairage Wi-Fi permet de détecter les périphériques sans fil sans avoir à entrer dans la console d’adiministration. La gestion du DNS permettant d’accéder aux différents services de la box sans avoir à mémoriser différentes IP tend à montrer que cette box s’adresse à un public néophyte.

Modem routeur Bbox

Mais à trop vouloir simplifier l’utilisation basique de sa box, Bouygues Telecom a oublié les nombreux internautes qui veulent explorer les fonctions de routeur de leur box. Ceux-ci devront faire face à une usine à gaz manquant cruellement de possibilités, de clarté et de souplesse.

Les profils du pare-feu sont incomplets, sa configuration est à la limite de l’incompréhensible, certaines pages d’aide manquent, la traduction de l’interface n’est pas finie, les fonctions de routeur sont très limitées voire inexistantes… Autant de détails qui, à force de s’accumuler, peuvent rebuter l’internaute qui cherche à personnaliser sa box en fonction de son utilisation. On pense notamment aux professionnels ou aux technophiles qui pourraient rencontrer des problèmes d’incompatibilités avec leur installation existante.

La Bbox dispose d’atouts techniques non négligeables (4 ports Ethernet, partage de contenu via le port USB hôte, signal Wi-Fi fiable…) qui devraient intéresser nombre d’internautes. Seule grande ombre au tableau, un firmware un peu poussif et bâclé qui n’exploite pas les possibilités de la box. Espérons qu’une mise à jour vienne corriger ces problèmes, la balle est dans le camp de Bouygues Telecom.

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