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Altice se donne de l’air sur sa dette et parle du 100% fibre en 2022 avec Orange

9
OCT
2017
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Petite bouffée d’oxygène pour le groupe aux 50 milliards de dettes : une opération de refinancement qui permet à Altice et SFR de rééchelonner le paiement de ses divers emprunts en rallongeant de 3,1 ans leur maturité moyenne. A la clé pour le PDG Patrick Drahi, une économie non négligeable de 36 millions d’euros par an.

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Un bol d’air frais qui permet de répondre aux esprits chagrins doutant de l’assise financière du groupe pour aller fibrer la France en solo. C’est ce qu’affirme aujourd’hui Michel Combes, directeur général d'Altice et PDG de SFR, dans le supplément « La Relève » des Echos, écrit par 200 personnalités du monde politique, économique et médiatique. Nouveauté toutefois : à l’occasion d’un entretien accordé à Julie Plus (PDG de Wipplay) dans le cadre de cette journée « portes ouvertes », M. Combes esquisse pour la première fois une alternative au cavalier seul.

« Main dans la main avec Orange »

S’il insiste sur la capacité du groupe à fibrer la France « avant 2025 », le directeur général d'Altice entrouvre au passage la porte à l’idée d’un partenariat harmonieux avec Orange, « main dans la main ». Ce qui rendrait « possible » la perspective d’« une France fibrée en 2022 ». Une accélération qui passerait par « de nouvelles négociations sur un modèle équilibré de répartition des zones à fibrer sur le territoire entre Orange et SFR », précise-t-il.

L'argumentaire qui ne manquera pas d’intéresser ceux qui, dès cet été, avaient dénoncé le plan Fibrer la France comme un coup de bluff. Avec pour objectif l’obtention d’une réallocation des prérogatives d’Orange et SFR en zones AMII, actuellement réparties à 90%/10% entre les deux opérateurs… Michel Combes ne précise pas si, le cas échéant, son groupe consentirait à abandonner la propriété du réseau à l’opérateur historique sur ces zones, où s’il s’engagerait malgré tout dans le déploiement de ses propres infrastructures dans les trois années suivantes. Un flou savamment entretenu, donc, qui sera en partie dissipé « dans quinze jours », annonce le dirigeant, avec un point sur « le budget et la stratégie de financement » de l’ambitieux projet d’Altice.

L'interview de Michel Combes dans Les Echos

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