A 11:45 dans Fibre optique

Barack Obama prend des mesures pour le déploiement la fibre optique

19
JAN
2015
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Les Etats-Unis sont peut-être le pays de Google, Facebook, Amazon et Apple mais ces succès cachent aussi une triste réalité sur la qualité du réseau américain.  Devant les inégalités à l’accès Internet, Barack Obama entend peser de tout son poids face aux grands opérateurs.

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Finalement, la France n’a pas à rougir de l’état de son réseau Internet, les Etats-Unis aussi  sont confrontés à des disparités dans l’accès à Internet. Le débit moyen d’un Américain est de 10 Mb/s. Toutefois il existe de grands écarts entre les Etats en Amérique. D’après un rapport de la Maison Blanche, 94% des Américains vivant dans des villes peuvent accéder à une connexion jusqu’à 25 Mb/s toutefois un Américain sur deux vivant en zone rurale n’a pas accès à un tel débit et quand ils le peuvent, ils n’ont pas le choix de leur opérateur. Quant au prix de l’abonnement, n’espérez pas trouver un abonnement triple play à 30 dollars par mois, cela n’existe pas. Aux Etats-Unis, le prix de l’abonnement Internet moyen dépasse facilement les  100 dollars par mois et les abonnements sont limités en data.

La semaine dernière Barack Obama s’est déplacé dans la petite ville de Cedar Falls dans l’Iowa pour voir comment elle s’est équipée de son propre réseau fibre optique pour apporter une connexion très haut débit à ses habitants.

Lors de cette visite, le président américain a plaidé pour le développement la fibre à l’échelon local et s’est positionné comme un opposant aux câblo-opérateurs (Comcast, Time Warner Cable) et aux grands opérateurs comme AT&T.

Pour le président des Etats-Unis, le très haut débit est une force d'attraction pour l’économie locale. Il permettra de préserver des emplois et d’en créer de nouveaux. Un internet rapide aidera non seulement les entreprises high-tech mais aussi les petites entreprises qui deviendront compétitives grâce à aux services du cloud.

« Aujourd’hui, une connexion très haut débit n’est pas un luxe, c’est une nécessité »,  a déclaré le président Obama. « Dans trop d’endroits aux Etats-Unis, de grandes entreprises font tout ce qui leur est possible pour ne pas avoir de concurrents. Aujourd’hui, je le dis, nous allons changer cela. Assez c’est assez. » s’est exclamé Barack Obama.

Vers des RIP à l’américaine ?

Il semblerait que Barack Obama veuille s’inspirer du modèle français et de ses réseaux d’initiative publique. Plutôt que d’attendre qu’un grand opérateur vienne déployer dans la fibre optique dans sur son territoire, une collectivité territoriale peut prendre son destin en main et développer son propre réseau.

Obama a promis que son administration fournirait une aide technique mais aussi financière aux collectivités territoriales qui souhaiteraient améliorer la connexion Internet de leurs administrés. Une promesse qu’il pourra tenir car elle ne nécessite pas l’accord du Congrès (à majorité républicaine).

En se positionnant ainsi, Barack Obama s’est attiré les foudres des grands opérateurs notamment en demandant à la FCC, le régulateur des télécoms américain (notre ARCEP) de modifier ses lois afin de déclarer la fourniture d’accès Internet comme un service public.

Toutefois, pour développer la fibre optique aux Etats-Unis, le président américain a doté son pays de tout un arsenal de mesures :

  •       Mettre fin aux lois qui tronquent les concurrence. Désormais, les collectivités locales pourront choisir plus facilement leur opérateur d’infrastructure
  •       Fournir une aide technologique pour le déploiement du très haut débit avec le programme BroadbandUSA
  •       Fournir des prêts et des subventions
  •       Lever les barrières de la régulation

En regardant ce qui se passe outre atlantique, cela permet de relativiser sur la situation française (notamment sur les tarifs). En prenant de telles mesures, Barack Obama devrait obliger les grands opérateurs à modifier leurs priorités dans leur plan de déploiement de la fibre optique. Enfin ces mesures pourraient inciter de nouveaux acteurs à se renforcer dans le très haut début, en particulier Google qui déploie la fibre optique à Kansas City. Si Google s’y met vraiment, les Etats-Unis pourraient rapidement combler leur retard.

Source : ABC News
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