FacebookTwitterGoogle+

aviccaL’AVICCA se prononce pour une régulation de l’accès aux fourreaux et une mutualisation des réseaux en immeuble mais ajoute aussi quelques pistes qui lui semblent primordiales.

L’ARCEP a lancé deux vastes consultations publiques au sujet du développement de la fibre optique, l’une sur les fourreaux et l’autre sur la mutualisation des réseaux. L’AVICCA (Association des Villes pour la Communication électronique et l’Audiovisuel) profite de l’occasion pour donner son point de vue.

fibre_optique_hdTout d’abord sur l’accès aux fourreaux, l’association fait savoir qu’elle est « favorable à une ouverture régulée des fourreaux de France Télécom. Elle permettra une extension géographique et une plus grande rapidité de déploiement des opérateurs privés ou des réseaux mutualisés. » Mais cette ouverture suppose pour l’AVICCA une série de mesures à mettre en place afin d’optimiser cette régulation : une loi pour tenir compte des contraintes d’urbanismes et d’aménagement du territoire, mettre en application concrète des textes existants (notamment sur le partage des plans et des données)…

Les pistes lancées par l’AVICCA sont très intéressantes puisque l’association insiste également sur la nécessité de se baser sur une politique des coûts : obtenir une régulation nationale sur les droits d’usages de la fibre pour harmoniser la tarifs de location, notamment dans le cas des gestions par les collectivités.

Concernant la mutualisation, l’AVICCA estime que c’est une nécessité « à la fois pour éviter une dispersion coûteuse des investissements, pour contribuer à une liberté de choix du consommateur et pour minimiser la gêne dans les immeubles. »

fibre2L’association ajoute qu’une legislation serait importante pour permettre de résoudre les difficultés de déploiement : « La philosophie générale pourrait donc être de faciliter l’accès aux immeubles en échange de garanties sur l’ouverture effective des réseaux déployés. »

L’AVICCA tape également sur les doigts de France Télécom à propos du peu de transparence dont l’opérateur fait preuve sur les NRA ZO (destinés à résorber les zones blanches de l’ADSL) et qui pourrait noircir le tableau du développement de la fibre dans sa gestion du réseau :

« Au sujet du réaménagement du réseau de FT, les premiers enseignements des expérimentations sur NRA ZO sont relativements inquiétants :

– Il n’y a aucune transparence sur le coût des prestations obligatoirement assurées par France Télécom,
– France Télécom n’apporte aucune garantie sur le démultiplexage des lignes,
– France Télécom exige une collecte du sous-répartiteur de même niveau que celui du répartiteur amont, financée par la collectivité, mais sans un principe reconnu d’accès à ses poteaux ou à son génie civil.

Ces éléments combinés feraient d’ailleurs que FT serait en situation privilégiée de répondre à une commande publique par rapport à d’autres candidats. »

logo-ftInterrogé par leurs soins, un représentant de France Télécom a d’ailleurs nié « que les tarifs de prestations pour les NRA ZO soient orientés vers les coûts. » L’AVICCA redoute donc « une situation où les collectivités financent à plus de 100% l’évolution nécessaire d’un réseau privé. »

Un premier pas dans cette consultation de l’ARCEP, espérons d’ailleurs que les idées et les mises en garde de l’AVICCA mettent l’Autorité sur la bonne piste…

FacebookTwitterGoogle+

FacebookTwitterGoogle+

Articles en relation