A 10:01 dans Musique

La carte musique jeune disparaît sans regret

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TombeLa carte musique jeune, dispositif lancé en 2010 par Frédéric Mitterrand alors ministre de la culture, était programmé pour s’éteindre au bout de deux ans. Alors que la fin de ce système conçu pour convaincre les plus jeunes de s’orienter vers l’offre de téléchargement légale est prévue pour le 25 octobre prochain, le bilan que l’on peut en tirer n’a rien de glorieux.

La carte musique jeune qui devait permettre aux jeunes internautes de se détourner du téléchargement illégal au profit de l’offre légale tirera sa révérence le 25 octobre prochain, comme cela était prévu depuis son lancement en 2010. Néanmoins, après deux ans d’existence, le bilan de ce dispositif qui n’a jamais rencontré l’adhésion du public est plutôt catastrophique.

D’après nos confrères de PC INpact, sur les 2 millions de cartes que le gouvernement précédent comptait écouler, seules 70 615 auraient trouvé preneur. A y regarder de plus près, cet échec auprès du grand public est sans doute une bonne chose, tant le dispositif s’est révélé contre-productif.

En effet, alors que la carte musique jeune était censée soutenir une production musicale française moribonde, aucune restriction n’accompagnait ce système d’achat en ligne. Il était ainsi possible d’acquérir indifféremment de la musique française ou étrangère, ou même des applications. Aucun système ne garantissait non plus que les acheteurs étaient âgés de 12 à 24 ans.

En outre, loin de servir à faire connaître la diversité des plateformes de téléchargement légal, il semblerait que la carte musique jeune ait surtout renforcé la position hégémonique des mastodontes du marché, comme Apple et son service iTunes.

Ordinateur ArgentEnfin, comble de l’échec, la Commission des finances de l’Assemblée nationale a révélé que la plupart des plateformes de téléchargement s ‘étant installées au Luxembourg afin de bénéficier d’avantages fiscaux, la carte musique jeune, financée à 50 % par les contribuables français, aurait principalement profité aux finances luxembourgeoises. On n’ose à peine imaginer le résultat s’il s’en était réellement écoulé 2 millions.

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