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Drapeau européen Union européenne CommissionComment éviter que le marché européen des télécoms ne soit la cible de rachats asiatiques ou américains ? Il semble que cette question préoccupe Bruxelles actuellement. Neelie Kroes a affirmé à plusieurs reprises sa volonté d’établir un véritable marché unique européen. Mais la fragmentation actuelle attire les appétits, comme en témoigne le rachat de O2 en Irlande par le hong-kongais Hutchison Whampoa.

En Europe, le marché des télécoms compte de nombreux acteurs. Pas moins de 100 opérateurs se partagent un marché européen d’une petite trentaine de pays. Harmoniser les réglementations dans ces Etats, avec des tailles d’acteurs totalement différentes, est une tâche complexe.

Neelie Kroes ne cesse d’affirmer que le marché unique des télécoms européens est une priorité pour Bruxelles. Mais ce projet d’équilibrage prend du temps et certains acteurs comptent bien sur ce délai pour profiter de la situation.

En effet, plusieurs groupes asiatiques ou américains ne cachent pas leur appétit pour les opérateurs du Vieux Continent. Récemment, le hong-kongais Hutchison Whampoa a jeté son dévolu sur la filiale irlandaise O2 de Telefonica. Cette transaction permet à l’opérateur historique espagnol de faire baisser son niveau d’endettement. Pour Hutchison, cette acquisition est une nouvelle étape de son implantation en Europe. On sait par ailleurs que le groupe est en discussion avec Telecom Italia pour une entrée dans le capital de l’opérateur italien.

D’autres acteurs semblent intéressés par une conquête européenne. Plusieurs noms circulent sur un possible rapprochement avec Nokia, dont le chinois Huawei et l’américain Microsoft. D’autres opérateurs d’outre-Atlantique, comme AT&T ou Verizon, pourraient d’ailleurs mettre un pied en Europe.

Bruxelles doit donc réfléchir rapidement aux façons de redynamiser le marché européen afin de donner naissance à des acteurs plus solides, pouvant mieux faire face aux lourds investissements dans les réseaux de nouvelle génération. La Commission européenne pourrait ainsi faciliter les fusions intra-européennes afin de favoriser l’émergence d’opérateurs trans-nationaux.

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